Yannick Nézet-Séguin dirige la Symphonie no 1 de Jean Sibelius op. 39, exécutée par l’Orchestre Métropolitain (OM) et enregistrée sous étiquette ATMA classique.

Alain Brunet Alain Brunet
La Presse

Composée à la toute fin du XIXsiècle, cette œuvre incarne le postromantisme finlandais, marqué par les musiques russe, allemande ou française de l’époque ayant précédé celle-ci ; on pense notamment à Tchaïkovski (surtout), à Rimski-Korsakov, Wagner, Bruckner, Berlioz...

Force est d’observer que l’Orchestre métropolitain poursuit sur la lancée qui l’a mené à un niveau manifestement supérieur depuis sa tournée internationale en 2017.

Chacun des quatre mouvements de l’œuvre est superbement exécuté, à partir du solo de clarinette de Simon Aldrich dans le premier mouvement Andante, ma non troppo-Allegro energico, jusqu’au Finale (quasi una fantasia) : Andante-Allegro molto, qui bourgeonne et éclate à la manière d’une irruption collective.

L’OM et Nézet-Séguin parviennent à illustrer les grands espaces nordiques évoqués dans la partition, à mettre en valeur l’écriture consacrée aux vents (surtout les bois), à rendre fidèlement la théâtralité des timbres graves, à illustrer les nuances et à magnifier les crescendos.

On pourrait discuter de la longueur de cette seule matière au menu de l’album, soit 41 minutes et 6 secondes, et déplorer qu’une seconde œuvre n’ait pas été adjointe au plat de résistance. Mais cela ne diminue en rien la qualité d’exécution et la clarté orchestrale induite par l’OM et son chef.

* * * * POSTROMANTIQUE. Symphonie no 1 de Sibelius, op. 39. Yannick Nézet-Séguin et l’Orchestre Métropolitain. ATMA Classique.