L'été est arrivé au printemps en Suisse cette année, et le phénomène risque de frapper la France et le Québec. Son nom? Charline Mignot. Ou plutôt Vendredi sur Mer, son double dansant, déjanté et, disons-le franchement, hypersexuel.

Publié le 4 avr. 2019
CHARLES-ÉRIC BLAIS-POULIN LA PRESSE

EDM, downtempo, electronica, house: ce projet charnu et charnel risque de s'inviter au petit matin quelque part entre le rave et le rêve.

Plus qu'une lubie lubrique, Vendredi sur Mer signe une sorte de manifeste de la jouissance avec les rythmes syncopés et obsédants de Premiers émois.

Les beats, brillamment bricolés par Lewis OfMan, quoiqu'un peu répétitifs, font une large place aux synthétiseurs rétro et aux sonorités orientales.

Au premier plan, les textes scandés, naïfs en apparence, proposent une certaine conception de la fluidité et de l'affirmation sexuelles, non sans un penchant féministe.

«Elle fait pleurer les garçons, qui lui disent qu'elle est belle, elle fait pleurer les garçons, et elle a bien raison.» Sur une piste de danse près de chez vous...

Électro-pop. Premiers émois. Vendredi sur Mer. Profil de face.