Spleen de l’errance, Paris d’aversion et d’attraction, ecchymoses au cœur : le Grand paon de nuit de Palatine, que l’on capture dans nos filets à retardement, survole une Ville Ombre en dehors du temps.

Publié le 18 juin 2019
Charles-Éric Blais-Poulin
Charles-Éric Blais-Poulin La Presse

« Tes pâles enseignes se réverbèrent, Paris je saigne dans tes artères. »

Le quatuor parisien d’allégeance anglo-saxonne, découvert médiatiquement à force de premières parties de Feu ! Chatterton et de Dominique A, propose 11 pièces superbement écrites où convergent l’americana brumeux de Timber Timbre, le rock tourmenté de Nick Cave et la plume adroite des maîtres de la chanson.

Que la langue soit française ou anglaise, Vincent Ehrhart-Devay avance à tâtons parmi des influences assumées, guidé par un verbe poétique, une voix douce-amère et trois musiciens au diapason : Adrien Deygas (contrebasse), Jean-Baptiste Soulard (guitare) et Toma Milteau (batterie).

PHOTO FOURNIE PAR YOTANKA/AUDIOGRAM 

Grand paon de nuit, de Palatine

En première partie de Salomé Leclerc à L’Astral le 18 juin.

★★★★ ROCK-CHANSON. Grand paon de nuit. Palatine. Yotanka/Audiogram.