So Long, les lettres à Marianne. Une cinquantaine de lettres d’amour et d’amitié de Leonard Cohen à Marianne Ihlen ont été dispersées dans une vente aux enchères internationale, cette semaine.

Philippe Teisceira-Lessard Philippe Teisceira-Lessard
La Presse

Elles ont collectivement atteint un prix de vente dépassant le million de dollars. Certaines d’entre elles ont atteint cinq fois leur estimation par la société de vente aux enchères, Christie’s, a rapporté le Daily Telegraph de Londres. La plus remarquable d’entre elles s’est vendue 75 000 $, alors qu’elle était évaluée à 14 000 $.

Les lettres datent des années 60 et 70, alors que Cohen et sa muse norvégienne se sont connus, se sont aimés, puis se sont séparés. Elles ont été écrites de Montréal, de l’île grecque d’Hydra et de Tel-Aviv, entre autres.

Montréal sous la neige

« Tu ne sais pas à quel point j’ai envie de louer une maison dans le sud de l’Espagne et te demander d’y passer l’hiver avec moi. Il faudrait que je rentre au Canada autour du mois de mars. Une idée comme ça. Qu’en penses-tu ? », lui écrivait Leonard Cohen le 14 décembre 1960, avant qu’il n’atteigne à la célébrité internationale.

« Ce soir, Montréal est très calme sous la neige. Les arbres derrière ma fenêtre sont noirs. Le vent a dégagé leurs branches de la neige qui s’y trouvait. Plus bas dans la rue, dans le sous-sol de l’une des belles maisons victoriennes, je crois que Jésus est sur le point de naître », continuait-il quelques jours plus tard, la veille de Noël, dans une autre lettre rédigée rue de la Montagne, sur le flanc du mont Royal.

L’identité des acheteurs des lettres n’a pas été dévoilée. Elles avaient été mises en vente par la famille de Mme Ihlen.

Leonard Cohen et Marianne Ihlen se sont tous les deux éteints en 2016, à quelques mois d’écart. Alors que sa muse se trouvait sur son lit de mort, le poète lui avait écrit une dernière lettre, annonçant qu’il la suivrait sous peu.