Chantre du reggae africain et de l’engagement mondial depuis le début du XXIe siècle, Tiken Jah Fakoly fait « fois onze » avec Le monde est chaud.

Charles-Éric Blais-Poulin
Charles-Éric Blais-Poulin La Presse

La pièce-titre — « le monde est chaud, le monde a chaud » — résume plusieurs pans de l’œuvre de Fakoly : le chaud écologique du « réchauffement climatique », le chaud politique des « Pinocchio pathétiques » et le chaud musical et festif des corps qui s’embrassent et s’embrasent.

Il y a tout ça et plus encore sur les 12 plus récentes pièces de l’Ivoirien jadis contraint à l’exil, qui s’est adjoint les services du bidouilleur sénégalais Akatché pour dépoussiérer ses beats.

Parfois conduit par le cuivre, parfois suspendu aux cordes, toujours politique et dansant, le reggae « afrocentrique » de Fakoly ne fait pas dans le deuxième ou le troisième degré ni dans la nouveauté.

Le fond avant la forme : comme si la poésie était une lubie à l’heure des guerres de sang et d’idées. Il a sûrement raison.

IMAGE FOURNIE PAR BARCLAY

Le monde est chaud, de Tiken Jah Fakoly

Danser, penser, tancer puis répéter… Tant qu’il y a la musique pour faire le point, pour faire le pont.

★★★½ Reggae. Le monde est chaud. Tiken Jah Fakoly. Barclay.