Une réputation de bêtes de scène précédait la venue aux FrancoFolies des trois membres de Mama Rosin. 

Publié le 19 juin 2013
ÉMILIE CÔTÉ LA PRESSE

Le trio suisse, qui électrise la musique cajun avec du rock garage, a lancé récemment son quatrième disque, Bye Bye Bayou, réalisé par nul autre que Jon Spencer et distribué ici par le label montréalais Bonsound. 

Devant une foule faisant déborder le pub extérieur aménagé sur la rue Bleury, à 19h, le trio a mis la table avec une chanson mélodique portée par les accords de banjo du chanteur Robin Girod, inspirée par le séjour à Sao Paulo de Mama Rosin lors de ses nombreuses tournées. 

Cyril Yeterian a ensuite enfilé son mandaléon (un accordéon typique cajun) pour la suite des choses. Nous n'étions pas à Montréal, mais dans un bar du Mississippi. La foule a rapidement embarqué dans la musique louisianaise électrique de Mama Rosin... Même si Robin Girod a dit que le spectacle clochait pour les mêmes raisons que celui que le trio a donné l'an dernier aux FrancoFolies: «les chaises». C'était donc vrai. Mais son intervention fut un mal pour un bien: elle a dégourdi le public, surtout quand Girod en a rajouté en lançant que lui et ses comparses voulaient «trois vraies bières» et non trois bières «coupées à l'eau».  

Mama Rosin a décoiffé la forme «cabaret» de son spectacle programmé dans le Pub Rickard's du site des FrancoFolies. Sa musique cajun francophone et anglophone portée par la batterie des bayous de Xavier Bray a une énergie rock-garage (voire punk, blues) et un laisser-aller créole qui invite au défoulement... et non à taper des mains et du pied assis.   

Avec sa fougue sur scène, il vaudra grandement la peine de voir «le moins suisse des groupes suisses» au Métropolis en première partie de Lisa LeBlanc, jeudi soir, ou -encore mieux- au Divan Orange, le 30 juin.