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The Herbaliser revient cultiver son hip hop sur la scène soul

The Herbaliser... (Photo: site Internet du groupe)

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The Herbaliser

Photo: site Internet du groupe

Agence France-Presse
Londres

Après deux ans de mise en veille, le groupe anglais Herbaliser, l'un des grands noms du hip hop électro des années 1990-2000, revient agrandi et déterminé à attaquer avec son nouvel album la scène soul dont Amy Winehouse est la figure de proue.

Same As It Never Was est sorti il y a quelques mois, trois ans après Take London et deux ans après une compilation réalisée pour la mythique boîte Fabric. Le duo aux commandes de The Herbaliser, Jake Wherry et DJ Ollie Teeba, a fait son retour au sein d'un groupe enrichi de deux nouveaux musiciens, le trompettiste Ralph Lamb et le flûtiste Andrew Ross, et une nouvelle voix, Jessica Darling, perle «soul» de 22 ans.

Les compères regrettent de ne recevoir qu'un «succès d'estime» en Grande-Bretagne alors qu'ils sont nettement plus connus hors de leurs frontières. «Bizarrement on a beaucoup plus de vrais fans en France ou au Québec alors qu'on ne chante pas en français», raconte Jake en marge d'un concert sur la scène londonienne de la Scala.

Avec leur dernier album et l'arrivée de Jessica Darling, les choses commencent toutefois à changer. «Les Anglais ont fait comme s'ils nous découvraient et comme s'ils découvraient la soul, s'extasiant sur Amy Winehouse et les filles qui chantent un peu rétro alors que nous faisons de la musique depuis plus de quinze ans», plaisante Jake.

Après 13 ans chez la prestigieuse étiquette Ninja Tunes, Herbaliser a rejoint une autre fameuse écurie électro, l'Allemand K7 Records, ce qui s'accompagne «d'une nouvelle façon de faire (leur) musique».

Pour se décrire, les musiciens ironisent: «James Brown rencontre James Bond». S'ils retiennent surtout de la musique française Maurice Chevalier et Brigitte Bardot, ils s'inscrivent dans la même mouvance, plus contemporaine, qu'un Wax Tailor ou que les Lyonnais du Peuple de l'herbe. Leur hommage à Gainsbourg, Serge, dans leur précédent album, leur avait déjà permis de travailler avec Philippe Katerine.

Parmi leurs influences, Quincy Jones ou A Tribe Called Quest. Comme ces derniers, ils utilisent abondamment des extraits de films, en autant de collages sonores.

Ils se sont rencontré en 1984, dans l'Angleterre middle-class de l'ouest londonien, à Twickenham. «Pas très enthousiasmant culturellement à l'époque», résume Ollie. «Et on n'avait pas l'argent qu'ont certains jeunes aujourd'hui pour commencer, ajoute Jake. On bidouillait avec un moduleur Akai et un Mac Classic II, ceux avec les écrans minuscules, on a fait nos deux premiers albums là-dessus».

Herbaliser annonce déjà un septième album pour 2009 et les deux musiciens, bientôt 40 ans, avouent qu'ils cultivent des projets solo.

En attendant de revenir dans leurs studios londoniens, ils sont partis pour une longue tournée aux États-Unis et au Canada, en passant notamment par Montréal, dont le Festival de jazz les a déjà invités six fois.




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