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Y-a-t-il un républicain dans la salle?

Alonzo Bodden a beau défendre souvent la cause... (Photo: Robert Skinner, La Presse)

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Alonzo Bodden a beau défendre souvent la cause des Afro-américains, celle des démocrates par la bande et des progressistes en général, il ne considère pas qu'il fait de l'humour engagé pour autant.

Photo: Robert Skinner, La Presse

Mario Cloutier

Considéré par plusieurs comme le meilleur humoriste politique aux États-Unis, Lewis Black animera le gala American Dream? Election Year à Just for Laughs demain. À quelques mois du scrutin américain, l'un des invités sera une autre figure incontournable de l'humour «songé», Alonzo Bodden. Les républicains et les conservateurs vont en prendre pour leur grade.

«Les républicains sont fous», lance d'entrée de jeu Alonzo Bodden en entrevue téléphonique. L'humoriste de 50 ans souligne qu'il aime se moquer de tous les politiciens, y compris du président Barack Obama. Mais les membres du Parti républicain restent, et de loin selon lui, «les plus drôles». Même sans Sarah Palin, l'une de ses têtes de Turc préférées, le Grand Old Party le fait toujours s'esclaffer.

«Prenez les candidats républicains. Mitt Romney, en premier lieu. Avec sa fortune de plusieurs milliards, il essaie de se faire passer pour l'un des nôtres. Ridicule! Et Donald Trump qui cherche encore l'acte de baptême de Barack Obama. C'est drôle tellement c'est triste. Rick Santorum, Herman Cain... Cain, c'était le plus drôle de tous. Imaginez, un Noir conservateur. Ça ne se peut pas, c'est impossible. Bon, il y a eu Condoleeza Rice, j'avoue, mais chercher un Noir républicain, c'est comme trouver une licorne dans le brouillard.»

Ce grand gaillard, qui pose un regard toujours ahuri sur la vie et la société, pense que la droite américaine n'a pas fini de faire rire les «libéraux» dans son genre ainsi que ses collègues au gala politique de Just for Laughs, demain.

«Ils ont peur de tout et essaient de faire peur à tout le monde, fait-il. Oh, j'ai vu un libéral! Pour eux, ça représente quelqu'un de dangereux qui peut vous attaquer partout, à toute heure du jour ou de la nuit. Ils craignent que des Canadiens illégaux traversent la frontière en apportant chez nous des choses révolutionnaires comme des livres et votre système de santé.»

Même s'il se moque constamment des républicains sur scène, en ondes ou sur le web, Bodden dit n'avoir jamais craint d'éventuelles menaces ou représailles de radicaux comme les membres du Tea Party ou autres Rush Limbaugh.

«Ces gens-là ne vont pas voir de spectacles de comédie, dit-il, parce qu'ils n'ont aucun sens de l'humour. Je vous entends rire, vous les Canadiens, à propos du Tea Party. Ne riez pas trop vite, ils vont émigrer au Canada si Barack Obama est réélu. Là, vous ne la trouverez plus drôle.»

Humour engagé

Alonzo Bodden a beau défendre souvent la cause des Afro-américains ainsi que celle des démocrates par la bande et des progressistes en général, il ne considère pas qu'il fait de l'humour engagé pour autant.

«Si j'ai un message, c'est triste de voir qu'il n'a pas été entendu depuis le temps, fait-il en riant. On a tout de même voté pour Bush deux fois aux États-Unis. Je veux juste amener le public à réfléchir davantage. Mon travail, c'est de m'assurer que les gens gardent les yeux bien ouverts sur le monde qui les entoure. Après, ils décideront pour qui ils veulent voter.»

Le prolifique humoriste a fait beaucoup de télé durant sa longue carrière, touché un peu au cinéma et n'a de cesse de donner des spectacles. Il met également en ligne une baladodiffusion hebdomadaire qui parle de l'actualité.

Cet amateur de motos maintient ainsi un rythme de vie plutôt effréné. Joint à Chicago récemment, il était la veille à Portland et le lendemain à Indianapolis. Ce sera sa septième visite à Montréal. Éreintante, la vie d'humoriste?

«Oui, mais je raconte des blagues gratuitement et je fais payer mes déplacements, pouffe-t-il. Non, mais sérieusement, j'adore Montréal.»

Dans le gala animé par Lewis Black sur l'année électorale «la plus folle de l'histoire», Bodden sera accompagné sur scène des Kathleen Madigan, John Wing, Adam Carolla, Jimmy Dore, Al Rae et Andrew Maxwell.

Restera-t-il un seul républicain/conservateur dans la salle à la fin du spectacle?

Le gala American Dream? Election Year, demain à 19h à la salle Wilfrid-Pelletier.




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