Les 20 ans du hip hop québécois au Métropolis: les papes du rap

Pendant que le rock faisait la fête sur la place des Festival pour clore ces... (Photo: François Roy, La Presse)

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Photo: François Roy, La Presse

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Philippe Remaud
La Presse

Pendant que le rock faisait la fête sur la place des Festival pour clore ces 22e FrancoFolies, le rap s'offrait sa propre petite célébration au Métropolis, alors qu'on soulignait les 20 ans du genre au Québec par un spectacle réunissant sur une même scène deux douzaines d'artistes qui ont contribué à son évolution.

Il y avait une sacrée ambiance dans ce Métropolis bondé d'aficionados du rap, qui, bien souvent, chantaient à l'unisson les textes des classiques québécois. Autant d'enthousiasme pour un style musical souvent négligé par l'establishment musical était franchement réjouissant à voir, excusez du cliché.

Bref, la soirée, un hommage simple et sans cérémonies, s'est déroulée en deux temps, et ce fut là le principal défaut de l'hommage (ne râlons pas trop sur la pénible qualité du son, en début de soirée). Non seulement l'entracte a brisé l'incroyable élan trouvé pendant la première heure, mais on comprend mal à quoi bon faire une pause, puisque se relayaient les artistes sans s'épuiser. De plus, l'entracte a renforcé l'impression voulant que la première partie de la soirée s'est avérée la meilleure.

Car le spectacle a été construit en ordre chronologique, dévoilant dès les premières minutes une vraie surprise, Mononcle Rock, l'un des membres fondateurs du duo Mouvement Rap Francophone qui, en 1990, lançait MRF est arrivé (il l'a interprétée), considérée comme le premier disque d'authentique hip hop québécois (RBO, Lucien Francoeur et Daniel Lavoie l'avaient cependant devancé...). Puis, en lieu et place de KCLMNOP, le rappeur Shoddy a repris son célèbre Ta Yeul. Les applaudissements envoyés à Dubmatique étaient franchement sentis, eux qui ont rappelé à notre mémoire La Force de comprendre, premier succès populaire du rap québécois.

Ensuite, la foule a sauté sur de sérieux classiques de l'underground de la vieille école montréalaise: Rainmen avec Pas d'chilling, Sans Pression et Yvon Krevé pour L'Étage souterrain (de l'album classique de Sans Pression 514-50 dans mon réseau, 1999), puis Muzion et La Vie ti neg, accompagnée d'un choeur de 1500 fans de rap...

Les amateurs de la Capitale ne se sont pas sentis oubliés, alors que le clan 83 est venu balancer son classique du même nom; Krevé (Dans nos rues, de Quand j'rap pas, 2003) et SP (Derrière mon sourire) ont enchaîné, et franchement, au moment où Loco Locass soulevait la foule avec Libérez-nous des Libéraux en fin de première partie, on s'est dit qu'on aurait pris pas mal d'autres classique.

Plus légère et dansante, la seconde portion de la soirée a fait place à la «relève» (toute chose étant relative aux vétérans de la première partie), Accrophone (leur tube Coin de paradis), Taktika, L'Assemblée (et l'accrocheuse Turn Your Head Around, avec Dupuis), Anodajay (et Raoul Duguay!), le 13e étage, Ale Dee, on en passe. Les fans ont généralement embarqué, alors que certains ont cependant adressé quelques huées aux Sir Pathétik et Omnikrom...

Prenons-ça du bon côté: si les amateurs sont aussi exigeants, ça signifie que nos classiques sont franchement bons, non?




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