Envoûtant Cirque Éloize

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Caroline Rodgers
La Presse

La présence du Cirque Éloize au concert inaugural du Festival de Lanaudière s'est révélée somme toute sobre et minimaliste, avec de touchants ballets acrobatiques privilégiant la sensibilité et la poésie plutôt que le tape-à-l'oeil, hier soir. Rien de vraiment spectaculaire, mais un accord parfait avec un programme d'oeuvres imagées fort bien choisies et superbement interprétées par l'Orchestre Métropolitain sous la direction de Julian Kuerti, un chef brillant et inspiré.

L'amphithéâtre Fernand-Lindsay était rempli environ aux deux tiers tandis que la pelouse était assez bien garnie en spectateurs. Le numéro Cirque Orchestra était au programme de la seconde partie du concert.

En ouverture: le Capriccio italien de Tchaïkovski. Même si les acrobates ne sont pas arrivés, l'oeuvre s'inscrit parfaitement dans le thème de la soirée, puisqu'elle rappelle, par moments, la musique des cirques d'autrefois.

S'avance ensuite sur scène le Torontois Stewart Goodyear. S'il est un concerto diaboliquement difficile, c'est bien le Concerto no 2 pour piano de Bartók, et s'il est un pianiste capable de venir à bout de ce tour de force, c'est bien lui. Doté d'une technique et d'une mémoire prodigieuses - souvenons-nous qu'il a déjà joué les 32 sonates de Beethoven de mémoire en un seul jour -, il traverse cet océan d'accords martelés à toute vitesse en maître, sans tomber pour autant dans le style «marteau-piqueur». On apprécie chez lui l'énergie contrôlée et l'absence de mimiques théâtrales inutiles. Voilà un pianiste qui garde ses forces pour ce qui compte.

Malheureusement, on n'entend pas suffisamment le piano, par moments couvert par le son des instruments à vent dans le premier mouvement. Même les flûtes éclipsent parfois le piano. Selon le pianiste, interrogé à ce sujet juste après le concert, les tapis de caoutchouc placés sur scène pour les besoins des acrobates auraient pu être en cause en étouffant le son de l'instrument.

L'amphithéâtre Fernand-Lindsay était rempli environ aux deux tiers... (Photo: Ulysse Lemerise, collaboration spéciale La Presse) - image 2.0

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L'amphithéâtre Fernand-Lindsay était rempli environ aux deux tiers tandis que la pelouse était assez bien garnie en spectateurs.

Photo: Ulysse Lemerise, collaboration spéciale La Presse

Place au cirque!

Après l'entracte, on nous sert d'abord Achilles and Scamander, une oeuvre du compositeur albertain Robert Rival, compositeur en résidence de l'Orchestre symphonique d'Edmonton. Sa musique conservatrice est colorée et cinématographique. On croirait parfois entendre du John Williams très cuivré. Bref, elle n'ajoute rien au concert et on attend avec impatience l'arrivée du Cirque Éloize.

Le premier acrobate, torse nu, tournoie gracieusement dans les airs, suspendu à un câble, sur l'Adagio de Samuel Barber. Il est rejoint pour les autres pièces, toutes des oeuvres très connues du répertoire, par ses collègues vêtus de noir et de blanc, certains en simple short, d'autres en tutu.

Ils exécutent leurs numéros sur la musique de Camille Saint-Saëns, de Tchaïkovski et de Stravinski, utilisant voiles, rubans, cerceaux et autres accessoires. Une touche d'humour est apportée par les facéties d'un faux violoniste. Les artistes sont tous beaux et agiles. Mais en conclusion, on se souviendra davantage de cette soirée comme d'un concert avec des acrobates plutôt que d'un numéro de cirque sur de la musique, et en toute logique, c'est ce que l'on attend d'un festival comme Lanaudière.




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