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Dans la tête de Rudresh Mahanthappa

Rudresh Mahanthappa sur scène.... (Photo Denis Alix, FIJM)

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Rudresh Mahanthappa sur scène.

Photo Denis Alix, FIJM

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Paru l'an dernier chez Act, l'album Gamak du brillantissime Rudresh Mahanthappa est costaud et constitue un programme costaud, présenté vendredi au Gesù.

D'une complexité incommensurable, les compositions du saxophoniste (alto) puisent dans les enseignements du jazz contemporain, du rock métal, de la musique conteporaine occidentale, de la musique classique indienne et plus encore. Furieux mélange destiné aux mélomanes les plus exigeants, curieux de savoir où se trouvent les formes les plus avancées du jazz électrique.

Elles se trouvent notamment chez Rudresh Mahanthappa, certes parmi les nouveaux leaders conceptuels de la musique incluant l'impro. 

À la guitare sur scène, Rez Abbasi plutôt que David Fiuczynski sur Gamak; d'origine pakistanaise, ce musicien hors-pair ajoute à l'argument sud-asiatique de son employeur. Le Torontois Rich Brown remplace François Moutin, on le sent plus à l'aise à la basse électrique que son collègue français, nettement supérieur à la contrebasse. Toujours au poste, le superbatteur Dan Weiss démontre autant de capacités techniques que d'ouverture aux propositions hybrides de Mahanthappa. 

Les amateurs de musique complexe ont été certes ravis. Les performances individuelles ont été à la hauteur de ces compositions nées d'une mouvance qui ne peut exister ailleurs que dans les métropoles où se brassent les grandes cultures mondiales. Un seul petit bémol: même si phénoménale, la densité de cette musique n'est pas toujours propice à l'enchantement. 

Dans la marmite de Cassandra 

Jeudi au Théâtre Maisonneuve, Cassandra Wilson débarquait à Montréal sans faire de tapage, mais avec tambours, guitares, claviers, basse et harmonica. Impossible de l'interviewer avant son arrivée, impossible de la photographier sur scène. Madame est compliquée. Par voie de conséquence, difficile de faire mousser son nouveau concert donné dans une salle un peu clairsemée. 

Dommage, car la lauréate du Prix Miles-Davis mérite encore l'attention des jazzophiles. N'a-t-elle pas  ramené le terroir américain, la culture folk et divers patrimoines traditionnels du monde dans un vivier de jazz unique, très contemporain malgré la prééminence des racines qui infusent dans sa théière? 

Cela dure d'ailleurs depuis Blue Light Til'Dawn, album brillant réalisé par Craig Street et dont c'est le vingtième anniversaire de la création cette année.  Et dont nous avons pu goûter  des extraits probants; You Don't Know What Love Is (Raye/de Paul), Black Crow (Joni Mitchell), Redbone (Cassandra), etc.

De vieux complices étaient à ses côtés, on pense au bassiste Lonnie Plaxico, aux guitaristes Brandon Ross et Kevin Breit. D'excellents sidemen avec moins d'ancienneté : l'harmoniciste Grégoire Maret, le pianiste John Cowherd, le batteur John Davis. Alors? Très bon! Pas de surprise majeure au menu, mais ce groove jazzy folk génère des sons très particuliers, notamment du côté des guitares ou encore des bourdons que produit l'harmonica chromatique. La chanteuse afro-américaine donne une direction unique à ses musiciens, les installe dans un contexte organique, peu propice aux grands solos d'égos, où chaque contribution individuelle se fond dans un tout au service des chansons que survole gracieusement cette chanteuse d'expérience. 

Dans la planque de Roy Hargrove

Au fil du temps, d'aucuns se sont lassés des projets chapeautés par Roy Hargrove. Projets trop souvent inachevés, rarement à la hauteur des enchères ayant précédé leur concrétisation sur scène. Aucune attente, donc, avant d'aller passer cette heure au Gesù, surtout après 40 minutes ennuyeuses au max -  jazz touristique présenté au Théâtre Jean-Duceppe avec gros noms sur la table (Randy Brecker, Anat Cohen, Larry Grenadier, Karyn Allison, etc.) pour ainsi commémorer les 60 ans du Festival de jazz de Newport, soit le plus ancien de tous.

Dans la planque de Roy, ça respirait beaucoup mieux. L'attitude relaxe du trompettiste et bugliste et de ses comparses (Sullivan Fortner, piano, Justin Robinson, sax et flûte, Ameen Saleem, contrebasse, Quincy Philips, batterie) avaient de quoi réjouir les amateurs de jazz. Bebop, jazz latin et soul assortie de chants sympas, gracieuseté du leader. Qu'elle soit le fait ou non d'une baisse de popularité, l'humilité sied bien à Roy Hargrove.




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