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Feist: la carrière d'un esprit libre

Feist... (Photo: Bernard Brault, archives La Presse)

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Feist

Photo: Bernard Brault, archives La Presse

Feist est la tête d'affiche du grand événement d'ouverture du Festival de jazz, vendredi, mais la chanteuse canadienne refuse de donner des entrevues. La carrière d'un esprit libre, en cinq temps.

1- Le punk, les Ramones

Fille d'un peintre et d'une artiste, Leslie Feist est née en février 1976 à Amherst, en Nouvelle-Écosse. Elle a grandi à Regina et à Calgary. Vers l'âge de 15 ans, la jeune Leslie fait ses débuts dans un groupe punk appelé Placebo (comme le nom d'un autre groupe anglais). Lauréat d'un concours de la relève, Placebo a eu la chance de faire la première partie d'un spectacle des Ramones. Cinq ans et de multiples spectacles plus tard, Feist a dû reconstruire ses cordes vocales abîmées par trop d'élans vocaux punk. Elle a joué de la basse avec Noah Mintz et de la guitare avec le groupe By Divine Right.

2- Rencontre de Peaches et de Gonzales

Au tournant des années 2000, elle déménage à Toronto avec Merrill Nisker, du provocant projet électronique Peaches. Feist tourne avec elle, participe à son clip Lovertits et rencontre le pianiste Gonzales. Entre-temps, Feist lance son premier album solo, Monarch (Lay Your Jewelled Head Down). Elle fait la rencontre du pianiste Gonzales, avec qui elle part en tournée. Les deux amis donnent dans l'électro-pop et tournent en dérision le bling-bling du hip-hop.

3- Broken Social Scene et envol solo

En 2001, Feist se joint au collectif Broken Social Scene (aujourd'hui associé à la crème de l'indie-rock canadien), dont font partie Brendon Canning et Kevin Drew. Ils enregistrent un premier album au grand succès d'estime, You Forgot It in People. Feist enregistre alors Let It Die avec Gonzales et elle déménage comme lui à Paris. Let It Die sort en 2004. Elle y chante des compositions, des reprises (Françoise Hardy, The Bee Gees) et y collabore avec Ron Sexmith. Le succès est immédiat: Feist fait beaucoup parler d'elle dans les médias et publications branchés. Elle récolte trois nominations aux prix Juno et fait les palmarès critiques de fin d'année. En 2006, Let It Die donne suite à un album de remixes, The Open Season.

4- Merci iTunes

Feist lance son troisième album solo, The Reminder, le 1er mai 2007. Le disque est à la hauteur des attentes élevées suscitées par un buzz. Dans une publicité de l'iPod Nano d'Apple, Feist chante le deuxième extrait, 1234. L'effet est immédiat sur le succès commercial de l'album, qui fait le top 10 du palmarès Billboard: 2,7 millions d'exemplaires vendus, quatre nominations au Grammy, de multiples spectacles et beaucoup de sollicitation médiatique. Après le tourbillon, Feist a ressenti le besoin de prendre du recul. Le documentaire, Look at What the Light Did Now, porte par ailleurs un regard impressionniste sur comment Feist a fait face au succès explosif de The Reminder.

5- Metals et le prix Polaris

Feist met quatre ans à créer son cinquième album, Metals, qui sort en octobre 2011. Metals est plus introspectif et moins pop que ses prédécesseurs. En spectacle au Métropolis, en décembre 2011, Feist écarte même son tube 1234 de sa liste de chansons. «Avec Metals, je voulais regagner du respect pour moi-même [regain my self-respect]», a déclaré en entrevue la chanteuse qui a quitté Paris pour rentrer vivre à Toronto. Depuis, Feist est discrète dans les médias. En septembre dernier, elle s'est produite au Festival de musique émergente d'Abitibi-Témiscamingue (FMEAT) et son album Metals a gagné le prix Polaris remis au meilleur album canadien.

Feist se produit dans le cadre du grand événement d'ouverture du Festival de jazz, vendredi, à 21 h 30.




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