Sur la planète de William Deslauriers, il n'y a pas de stress. Tout est zen. Même si, victime du mauvais temps, le jeune auteur-compositeur s'est produit devant le dixième des spectateurs qu'il devait attirer aux FrancoFolies, samedi soir, avec son spectacle gratuit donné sur la grande scène de la place des festivals.

Mis à jour le 23 juin 2013
ÉMILIE CÔTÉ LA PRESSE

«Merci d'avoir bravé la tempête» a lancé William Deslauriers à la blague pendant sa chanson L'hiver.

L'ex-Académicien à succès qui vient de lancer son deuxième album, Aux quatre coins de ma tête, s'adressait à la foule comme si tout était parfait et qu'il y avait une foule monstre devant lui. «Il y a trois ans, c'était un exploit de me produire aux Francos. Cette année, je prends l'invitation comme: Welcome to the game, kid» a-t-il lancé.

Le jeune homme a de loyaux fans. «J'aime son authenticité dans la vie et sur scène», nous a dit Katherine Raymond, un jeune femme de 20 ans de Laval, qui regardait le spectacle à nos côtés.

En spectacle comme dans ses chansons pop-rock, William Deslauriers sait comment cajoler son public. Il est une sorte de coach de vie réconfortant. «Le vin cheap, c'est bon pareil», chante-t-il. «Quand vous avez bu, prenez pas votre char», a-t-il dit avant de dédier une composition à sa défunte amie Marie.

Alors que «l'école vient de finir», William Deslauriers a entonné sa chanson C't'un nouveau départ, de même que sa reprise à succès de la chanson de Fred Fortin, Moisi Moé'ssi. Sa chanson Princesse a également touché beaucoup de coeurs sensibles couverts sous des imperméables et des parapluies.

William Deslauriers chantait et jouait de la guitare en souriant les yeux fermés comme s'il était à Woodstock à l'époque. Il était pourtant sous la pluie aux FrancoFolies.

Sur la planète de William Deslauriers, la vie est belle.