(Londres) L’acteur britannique Daniel Radcliffe, qui a incarné à l’écran Harry Potter, s’est joint mardi aux critiques visant l’auteure de la saga consacrée au petit sorcier, J. K. Rowling, accusée de transphobie pour un tweet.

Agence France-Presse

Pendant le week-end, la romancière a partagé sur Twitter un article parlant des « personnes qui ont leurs règles », commentant ironiquement « Je suis sûre qu’on devait avoir un mot pour ces gens. Que quelqu’un m’aide. Feum ? Famme ? Feemm ? »

Elle s’est ainsi attiré les foudres de certains internautes, qui lui ont rappelé que les hommes transgenres pouvaient avoir leurs règles, comme les femmes transgenres n’en avaient pas.

Même si J. K. Rowling « est incontestablement responsable du cours que ma vie a pris, je me sens obligé en tant qu’être humain de dire quelque chose en ce moment », a déclaré lundi Daniel Radcliffe dans une lettre ouverte publiée sur le site de l’association LGBT The Trevor Project.

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« À toutes les personnes qui ont le sentiment que cela a terni leur expérience des livres, je suis profondément désolé », a ajouté l’acteur de 30 ans.

Il appelle plutôt à se rappeler « ce qu’il y avait de précieux dans ces histoires », comme « la force de l’amour » et de la « diversité », ou encore le fait que « les idées dogmatiques de pureté conduisent à l’oppression de groupes vulnérables ».

« J’aime et je connais les personnes trans, mais effacer le concept de sexe enlève à beaucoup la capacité de parler de leur vie de manière pertinente », s’est justifiée l’auteure âgée de 54 ans dans un tweet.

« Si le sexe n’est pas réel, il n’y a pas d’homosexualité. Si le sexe n’est pas réel, la réalité vécue par les femmes dans le monde entier est effacée », a-t-elle ajouté, suscitant une indignation.

« Les femmes trans sont des femmes », a martelé en retour Daniel Radcliffe. « Tout propos affirmant le contraire efface l’identité et la dignité des personnes transgenres ».

J. K. Rowling a déjà été accusée d’être transphobe. En décembre, elle avait exprimé son soutien à Maya Forstater, une chercheuse licenciée pour des tweets jugés transphobes sur un projet du gouvernement de laisser les personnes déclarer leur propre genre.