(Rome) « Un musée n’est pas une activité ludique, c’est un besoin vital », s’exclame Anna Coliva, la directrice de la Galerie Borghèse à Rome, très émue de rouvrir mardi au public l’une des plus belles collections d’art d’Italie.

Agence France-Presse

Sculptures en marbre réalisées avec virtuosité par Le Bernin - dont le Rapt de Proserpine où un rugueux Pluton enfonce ses doigts dans la chair de la jeune fille — ou encore chefs-d’œuvre du Caravage, de Raphaël ou de Canova sont désormais à nouveau visibles après deux mois et demi de fermeture liée à l’épidémie de COVID-19.

« Nous ne nous attendions pas à tout ce monde, nous pensions que personne ne serait venu parce que les gens ont perdu l’habitude, ou par peur », confie à l’AFP-TV Anna Coliva, pleine d’« espoir » au vu de l’affluence pour la réouverture.

« C’est quelque chose qui nous a vraiment émus, parce que cela signifie que nous avons pris la bonne décision en ouvrant, les gens voulaient cela, les gens attendaient cela. Nous avons vu des familles avec des enfants, c’est quelque chose qui m’a vraiment émue. Leur première pensée a été d’emmener les enfants dans un musée », dit-elle.

PHOTO TIZIANA FABI, AGENCE FRANCE-PRESSE

« Un musée n’est pas une activité ludique, c’est un besoin vital », s’exclame Anna Coliva, la directrice de la Galerie Borghèse à Rome, très émue de rouvrir mardi au public l’une des plus belles collections d’art d’Italie.

« C’est une nouvelle émotion », glisse Lucrezia, une étudiante italienne qui a redécouvert mardi les joies de déambuler parmi les œuvres d’art.

Lara Finke, une étudiante allemande à Rome, a « l’impression de retrouver la liberté ». « Je n’arrive pas à le croire, mais c’est aussi un peu étrange, car nous portons tous des masques », commente-t-elle.

Comme dans tous les lieux publics fermés, il faut porter un masque de protection, se désinfecter les mains à l’entrée et respecter les distances de sécurité avec les autres visiteurs. Des règles strictes qui ont conduit à réduire le nombre des entrées, qui se font comme auparavant sur réservation.

PHOTO TIZIANA FABI, AGENCE FRANCE-PRESSE

Comme dans tous les lieux publics fermés, il faut porter un masque de protection, se désinfecter les mains à l’entrée et respecter les distances de sécurité avec les autres visiteurs. Des règles strictes qui ont conduit à réduire le nombre des entrées, qui se font comme auparavant sur réservation.

« Seules 80 personnes par tour pourront entrer, c’est-à-dire très peu. Mais c’est quelque chose qui est absolument essentiel », précise la directrice des lieux.

La pandémie avait coupé court à l’organisation d’une exposition dans la Galerie Borghèse autour de la confrontation de deux tableaux du Joueur de luth de Caravage, l’un prêté par le musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, l’autre par la Badmington House en Angleterre. Le projet a été repoussé à l’automne à condition que les œuvres puissent voyager.

Les musées du Capitole, avec leurs riches collections de l’époque romaine, ont notamment rouvert leurs portes mardi dans la capitale italienne, également sur réservation.