(Paris) Les Champs-Élysées comme prestigieux terrain de jeu posthume : l’empaquetage de l’Arc de triomphe, monumental projet phare et rêve ultime de Christo, mort dimanche, est toujours programmé pour l’automne 2021, en respectant les dernières volontés de l’artiste.

Agence France-Presse

Ce projet impertinent et gigantesque L’Arc de Triomphe, Wrapped « se poursuit conformément aux vœux de l’artiste » d’origine bulgare, a assuré à l’AFP le Centre des monuments nationaux (CMN) qui gère ce monument, l’un des plus visités de Paris. En raison de la pandémie de coronavirus, le projet de Christo avait été reporté au 18 septembre 2021 — devant s’achever le 3 octobre — soit un an exactement après les dates prévues. Célèbre pour ses réalisations aussi controversées que populaires (il a aussi emballé le Pont-Neuf à Paris et le Reichstag à Berlin), Christo est mort à New York à 84 ans, sans avoir pu réaliser ce nouveau projet fou : empaqueter l’arche emblématique de 25 000 m2 de tissu recyclable en polypropylène argent bleuté et de 7000 mètres de corde rouge. L’envie d’emballer l’Arc de l’Étoile avait germé dans sa tête au début des années 60, quand, tout juste arrivé à Paris, peu connu, il le contemplait de sa petite chambre. Christo devait faire, en 1962-1963, un photomontage avec l’Arc de triomphe empaqueté, vu de l’avenue Foch.