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Shona d'Afrique X: le talent zimbabwéen

L'oeuvre de Tinei Mashaya, Loving Each Other, a... (Photo: Olivier Pontbriand, La Presse)

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L'oeuvre de Tinei Mashaya, Loving Each Other, a été inaugurée vendredi au parc Centennial de Beaconsfield.

Photo: Olivier Pontbriand, La Presse

Pour la 10e année, la galerie ontarienne ZimArt présente jusqu'à dimanche, dans le parc Centennial de Beaconsfield, quelque 150 sculptures sur pierre créées par 40 artistes de l'ethnie shona du Zimbabwe. Le parc a aussi accueilli, vendredi, une statue shona offerte à la Ville par la galeriste Fran Fearnley.

Les sculptures d'artistes zimbabwéens ont fait leur réapparition dans le frais boisé du parc Centennial, au bord du lac Saint-Louis, à Beaconsfield. Cette semaine, les visiteurs peuvent admirer gratuitement ces oeuvres d'art réalisées par des sculpteurs de l'ethnie shona, un terme qui désigne également une des principales langues parlées du Zimbabwe.

Ces artistes sont les héritiers d'une longue tradition de sculpture sur pierre. Ils ont émergé sur la scène nationale puis internationale grâce à l'initiative, dans les années 50, du Musée national de Rhodésie du Sud, situé dans la deuxième ville du Zimbabwe, Bulawayo, d'y créer un atelier de sculpture.

Fran Fearnley, directrice de la galerie ZimArt, à Rice Lake, en Ontario, et commissaire de l'exposition Shona d'Afrique X, entretient des relations amicales, artistiques et financières avec ces sculpteurs depuis qu'elle a ouvert sa galerie en 2000. L'expo-vente présente une partie des sculptures qu'elle importe pour promouvoir la dextérité des sculpteurs shona et la qualité de leurs créations.

Cette semaine, les visiteurs peuvent admirer le talent de Vengai Chiwawa, artiste zimbabwéen en résidence au parc Centennial, qui leur montre comment il sculpte dans la pierre de son pays.

Les artistes shona empruntent leurs sujets à la mythologie, au folklore et aux rites locaux, mais aussi à la féminité, source inépuisable de leur inspiration. On retrouve le thème de la femme shona dans de nombreuses sculptures de l'expo, par exemple dans Spiritual Advice, de Simon Chidharara, une oeuvre en serpentine où les cheveux de l'égérie sont suggérés sans avoir poli la roche métamorphique.

On le retrouve aussi dans l'oeuvre abstraite et contemporaine Final Glance, de Sylvester Samanyanga. Le corps féminin y est superbement évoqué par des courbes vigoureuses. Avec Letwin Mugavazi et ses deux Dancing Friends, la femme africaine sculptée dans la serpentine la plus dure, le springstone, a des formes généreuses et souples et un visage impénétrable. Plus élancées, les statuettes de Misiati Kagore sont aussi d'une grande finesse d'exécution.

Ces sculptures présentées en plein air sont majoritairement créées en serpentine, une roche qui prend toutes sortes de couleurs et de textures par la variété des minéraux qui la constituent. Il semble que 250 combinaisons minérales de serpentine ont été recensées au Zimbabwe.

Quelque 150 sculptures sur pierre créées par 40... (Photo: Olivier Pontbriand, La Presse) - image 2.0

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Quelque 150 sculptures sur pierre créées par 40 artistes de l'ethnie shona du Zimbabwe sont exposées en plein air jusqu'à dimanche.

Photo: Olivier Pontbriand, La Presse

Un dialogue interculturel

C'est une serpentine springstone très sombre qui a été sculptée par Tinei Mashaya pour réaliser Loving Each Other, l'oeuvre qui orne dorénavant le tapis vert du parc Centennial. Mme Fearnley a offert cette sculpture à l'occasion du 10e anniversaire de l'expo Shona d'Afrique à Beaconsfield.

La sculpture de 2,7 m de hauteur représente deux personnages. L'un se tend pour embrasser l'autre. On ne sait trop s'il s'agit d'un homme et d'une femme ou de deux femmes. «Ce peut être l'un ou l'autre, car la statue symbolise l'amour mutuel et universel», dit Biggie Chikodzi, représentant de ZimArt au Zimbabwe.

«J'ai choisi cette sculpture, car elle représente l'échange entre nous et ces artistes depuis 2005, un dialogue interculturel et aussi une grande amitié», dit Fran Fearnley, qui prévoit présenter la prochaine exposition des artistes shona l'an prochain à Westmount, plus proche du centre-ville de Montréal.

«Nous espérons qu'elle reviendra à Beaconsfield un jour, car c'est une exposition qu'on apprécie beaucoup», ajoute Michèle Janis, responsable culturelle à la Ville de Beaconsfield.

Un encan silencieux aura lieu dimanche à 15h. Les sculptures vendues permettront de financer, par l'intermédiaire de la fondation ZimKids, la fin de la construction d'une école dans une zone rurale du Zimbabwe.

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Shona d'Afrique X, au parc Centennial, 288, boul. Beaconsfield, Beaconsfield, jusqu'au dimanche 20 juillet, de 10h à 19h




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