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Hauser et ses jeunes solistes

Alexis Hauser... (Photo: La Presse)

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Alexis Hauser

Photo: La Presse

Claude Gingras
La Presse

Pour des raisons inconnues, Alexis Hauser donnait le dernier programme de l'Orchestre symphonique de McGill avec 60 jeunes musiciens au lieu des habituels 80 ou 100.

Dirigeant, à son habitude, le concert entier de mémoire, il avait choisi comme entrée en matière la dernière des quatre ouvertures que Beethoven composa successivement pour son unique opéra, Fidelio. Dernière mouture, mais non la meilleure. La pièce est avant tout brillante, voire joyeuse, et assez inférieure à la très dramatique Leonore no 3. Quand même, intéressant à entendre une fois, et bien joué.

Hauser plaçait en fin de concert la Symphonie no 40 de Mozart. Ce choix en apparence peu original devint une sorte d'événement. Hauser avait opté pour la version avec clarinettes et décida de faire toutes les reprises sans exception, y compris les deux au mouvement lent et les deux au finale, qu'on ne fait à peu près jamais. Résultat: une Quarantième totalisant plus d'une demi-heure, avec des accents dramatiques proches de l'Eroica.

Le Beethoven et le Mozart découvrirent un orchestre en bonne forme, à deux exceptions près: les cors ratèrent presque tout ce qu'ils avaient à faire et les cordes manquèrent de justesse à quelques reprises.

Le programme comportait deux solistes, gagnants du Concours de concertos de McGill et jouant tous deux de mémoire. Le violoniste Alexander Read livra le Concerto K. 216 de Mozart dans une articulation précise et un son nourri, avec des trilles très clairs et un legato plein de douceur au mouvement lent. Non identifiées dans le programme, les trois cadences étaient d'Eugène Ysaye.

Le tromboniste Keith Dyrda, déjà lauréat du dernier Concours OSM, avait choisi une rareté: le Concertino de Ferdinand David, compositeur allemand qui fut aussi violoniste et créa le Concerto op. 64 de Mendelssohn. L'oeuvre en trois mouvements enchaînés fait 15 minutes, n'offre rien de très intéressant à l'orchestre, mais comporte quelques substantielles interventions du trombone.

Le jeune Dyrda tira le maximum de chacune, avec une technique égale dans la force et la subtilité et des couleurs contrastantes: martiale à son entrée, sombre dans la marche funèbre.

Le concert était donné à la mémoire du père Fernand Lindsay, à qui McGill décerna en 2003 un doctorat honorifique en musique.

McGILL SYMPHONY ORCHESTRA/ORCHESTRE SYMPHONIQUE DE McGILL. Chef d'orchestre: Alexis Hauser. Solistes: Alexander Read, violoniste, et Keith Dyrda, tromboniste. Vendredi soir, Pollack Hall de l'Université McGill. (Le concert était repris hier soir.)

Programme:

Ouverture de l'opéra Fidelio, op. 72 (1814) - Beethoven Concerto pour violon et orchestre no 3, en sol majeur, K. 216 (1775) - Mozart Concertino pour trombone et orchestre en mi bémol majeur, op. 4 (1837) - David Symphonie no 40, en sol mineur, K. 550 (1788) - Mozart




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