Innovation au pays dans le monde de la radio. Montréal est le premier marché au Canada à utiliser une nouvelle méthode de calcul des cotes d'écoute : les PPM.

Nathaëlle Morissette LA PRESSE

Les résultats publiés hier, qui permettent notamment de connaître l'identité de la station qui recueille les plus grosses parts de marché, ont donc été dévoilés sous forme de PPM, pour Portable People Meter. Ainsi, le traditionnel cahier que les auditeurs remplissaient en fin de journée afin d'inscrire ce qu'ils avaient écouté chaque quart d'heure cède désormais la place à l'audimètre. Cet appareil portable - plus petit qu'un téléphone cellulaire - permet de détecter de minute en minute le contenu radiophonique auquel l'auditeur est exposé, qu'il soit à la maison, dans la voiture, au travail ou encore dans un centre commercial.

À Montréal, 1800 personnes âgées de 2 ans et plus - francophones et anglophones - ont participé à cette nouvelle façon de faire en portant l'appareil pendant huit semaines.

Par ailleurs, les résultats des BBM - ancienne méthode - et des PPM sont difficiles à comparer, puisque les premiers mesurent davantage l'écoute volontaire alors que les seconds évaluent l'exposition aux émissions radiophoniques.

Avant le grand changement, des expériences ont été effectuées pendant quatre ans avec les PPM à Montréal. Selon les données obtenues par les radiodiffuseurs - qui n'ont pas été publiées - on note que les gens écoutent davantage la radio le week-end et un peu moins le matin que le laissaient croire les BBM.

Plus tard cet automne, les marchés de Toronto, Calgary, Edmonton et Vancouver se convertiront à leur tour aux PPM.