Grâce à un appui d'un million de dollars du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG), et de différents partenaires et donateurs, dont une contribution de 250 000$ de Rio Tinto, la professeure Eve Langelier pourra poursuivre les travaux amorcés au cours des cinq dernières années au sein de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie (CFSG).

La Presse

La CFSG a pour mission d’accroître la présence féminine en sciences et en génie (SG) au moyen d’actions visant le recrutement, la rétention et la progression des femmes dans ces domaines. Pour y arriver, elle conçoit des activités à l’intention des filles et des femmes, de l’école jusqu’au milieu du travail. La Chaire intervient également auprès du cercle d’influence de ces dernières, comme le personnel enseignant. En parallèle, l’équipe de recherche documente l’avancement des femmes scientifiques et des ingénieures et mène des études pour mettre en lumière les difficultés vécues par celles-ci et pour cadrer les choix qu’elles font quant à leur carrière.

Pour la professeure Eve Langelier, titulaire de la CFSG depuis 2015, la présence des femmes en sciences et en génie est primordiale dans notre société : « L’équilibre et la diversité des genres dans les professions de ces domaines sont favorables à l’innovation et à la performance grâce, notamment, à la variété et à la complémentarité des préoccupations, des perceptions et des idées », affirme-t-elle.

Le recteur de l’Université de Sherbrooke, le professeur Pierre Cossette, abonde dans le même sens et soutient que les travaux de la Chaire cadrent parfaitement avec les valeurs de l’institution : « L’Université de Sherbrooke veut devenir un milieu exemplaire en matière d’égalité, de diversité et d’inclusion. La contribution de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie est déterminante dans les actions que nous posons au quotidien dans notre quête d’excellence », mentionne-t-il.

UNIVERSITÉ DE SHERBROOKE PAR MICHEL CARON

Eve Langelier et Stéphane Raymond.

Les objectifs de la Chaire vont bien au-delà du nombre d’inscriptions dans les Facultés de sciences et de génie. « C’est une chose d’augmenter la représentation féminine en sciences et génie, mais il faut aussi soutenir ces femmes tout au long de leur parcours et même lorsqu’elles sont en poste, précise la professeure Langelier. Pour ce faire, on mise beaucoup sur la mobilisation des milieux, comme les écoles, les universités, les associations étudiantes et les entreprises, afin de favoriser la promotion, le recrutement, la rétention et la progression des femmes dans ces domaines. On veut aussi, évidemment, toucher les filles directement en leur présentant toutes les possibilités qu’offrent les études et les carrières en sciences et génie. On aspire à réduire les barrières qui pourraient les freiner. »

Pour son prochain mandat, la Chaire CRSNG pour les femmes en sciences et génie pourra compter sur un don important provenant de Rio Tinto. En effet, par l’entremise de son Fonds Rio Tinto Aluminium Canada, l’entreprise s’est engagée à verser 250 000 $ sur cinq ans pour les travaux de la professeure Eve Langelier.

« Étant partenaires de l’Université de Sherbrooke depuis plus de 30 ans, nous sommes très fiers d’appuyer cet important projet de recherche visant à soutenir l’avancement des femmes en sciences et en génie, mentionne Geneviève Latour, directrice générale, communautés et communications, Rio Tinto Aluminium. Tout comme Rio Tinto, l’industrie minière a besoin de l’expertise des femmes en génie, et nous croyons fermement que les activités de la Chaire auront des retombées positives sur leur recrutement et leur maintien en poste au sein de notre industrie. Nous le constatons déjà : plus nos équipes sont diversifiées, plus elles sont créatives et performantes. »

La Chaire pourra aussi compter sur un important don provenant de la compagnie Hatch ainsi que sur le soutien d’autres partenaires : GE Aviation, l’Association minière du Québec, le Fonds de recherche du Québec – Nature et technologies (FRQNT), la Fondation canadienne FCSCJ et le secrétariat à la condition féminine.

Étaient également présents à l’annonce Patrik Doucet, doyen de la Faculté de génie de l’Université de Sherbrooke, Pascal Grégoire, directeur général adjoint de La Fondation de l'Université de Sherbrooke, et Stéphane Raymond, directeur général régional – Est de l’Amérique du Nord, Hatch.

Depuis 2016, la Chaire participé à plusieurs événements, tels que Femmes et filles de sciences, qui a lieu au Centre des sciences de Montréal, et Les filles et les sciences, un duo électrisant! en Estrie; diffusé quatre séries vidéo mettant en vedette 38 modèles féminins en SG; rassemblé près de 100 mentores en SG sur le réseau social Academos; mis sur pied plusieurs formations destinées à différents publics, comme une formation d’introduction à l’équité, la diversité et l’inclusion en recherche et en enseignement supérieur; publié le livre Diversité des genres en SG : un résumé de la situation des femmes en sciences et en génie; et publié chaque année un rapport statistique sur l’évolution des inscriptions des femmes en sciences et génie au collégial et à l’université au Québec depuis 2005. Les plus récentes données dévoilent notamment une augmentation globale de 6 % de la présence féminine au baccalauréat en génie au Québec entre l’année 2007-2008 et 2018-2019.

Les projets à venir sont : divulgation des résultats d’une recherche portant sur l’impact des stages coopératifs en sciences et génie sur l’engagement des étudiantes au cours de leurs études; ateliers interactifs et inclusifs pour le primaire et le secondaire, animés par des étudiantes en génie; projet FORCE, qui consiste à développer d’autres formations pour former et outiller les étudiantes et les professionnelles en SG et à accompagner leurs milieux d’accueil; création d’une série de manuels pour soutenir l’enseignement des contenus et des démarches issus du domaine de l’ingénierie, destinés au personnel enseignant et au personnel intervenant en sciences et technologies.

Rio Tinto est la plus grande entreprise de mines et métaux présentement en activité au Canada, comptant plus de 15 000 personnes travaillant dans plus de 35 sites au pays. L’entreprise produit du minerai de fer pour faire de l’acier, de l’aluminium pour les automobiles et les téléphones intelligents, du titane pour les produits ménagers et des diamants qui établissent la norme en matière de responsabilité. Le centre de Montréal, siège social de Rio Tinto Aluminium, qui est un leader de l’industrie, soutient également les activités mondiales du groupe.

L’Université de Sherbrooke est au cœur d’un des trois pôles de recherche majeurs du Québec. Reconnue pour son sens de l’innovation, l’UdeS est un partenaire de premier plan des gouvernements supérieurs et régionaux pour favoriser le développement social, culturel et économique. Elle se démarque aussi par la forte croissance de ses activités de recherche au cours des dernières années, ses succès en transfert technologique ainsi que ses initiatives en matière d’entrepreneuriat et d’innovation ouverte en collaboration avec les milieux industriels et sociaux.