(San Francisco) Toujours plus d’étiquettes et d’avertissements : Facebook, qui multiplie les efforts de lutte contre la désinformation, envisage d’afficher du contexte et des liens pour toutes les publications qui mentionnent la COVID-19.

Agence France-Presse

Quand ses utilisateurs publient ou partageront des articles sur la pandémie, le réseau social dominant pourrait bientôt ajouter des informations sur la source du contenu ainsi que des liens vers son propre centre d’infos sur la maladie.

« En fournissant plus de contexte, notre but est de permettre aux gens d’identifier plus facilement les contenus qui sont récents, fiables et qui ont le plus de valeur pour eux », explique la plateforme dans un communiqué paru jeudi.

Facebook va désormais afficher une notification en cas de partage de contenus médiatiques vieux de plus de 90 jours.

« Cet article date d’il y a plus de 3 mois », préviendra le réseau en cas de partage, laissant tout de même le choix de le partager quand même.

« Les organes de presse nous ont fait part de leurs inquiétudes au sujet des histoires anciennes partagées sur les réseaux sociaux comme s’il s’agissait de nouvelles, ce qui peut susciter de fausses interprétations », note la plateforme.

La firme californienne se mobilise depuis 2018 contre la désinformation, amplifiée par les réseaux comme le sien, et qui nuit à sa réputation.

La crise sanitaire actuelle a suscité une explosion de fausses nouvelles, arnaques et théories du complot, sur les causes, les précautions à prendre et les remèdes face au coronavirus.

En avril, Facebook a indiqué avoir déjà redirigé près de 2 milliards d’utilisateurs, soit la quasi-totalité de ses utilisateurs, vers des informations émanant des autorités de santé publique, à travers son « centre d’information COVID-19 », disponible sur chaque fil d’actualité.