(San Francisco) Le piratage des iPhone révélé par Google n’a duré que deux mois et n’a concerné qu’une douzaine de sites web liés à la communauté ouïghoure, a déclaré Apple vendredi, contestant l’analyse des experts en sécurité du géant de la recherche sur l’internet.

Agence France-Presse

« L’attaque sophistiquée était très concentrée, ce n’était pas une exploitation “massive” des iPhone telle que ça a été décrit », affirme la firme à la pomme dans un communiqué en ligne.

Des chercheurs de Google ont expliqué vendredi avoir découvert une opération de piratage qui aurait ciblé les iPhone pendant au moins deux ans, et qui implantait, via des sites internet, des logiciels malveillants pour accéder aux photos, à la géolocalisation des utilisateurs et à d’autres données.  

« L’article de Google […] crée la fausse impression d’une “exploitation massive” pour “surveiller les activités de populations entières en temps réel”, nourrissant la peur des utilisateurs d’iPhone craignant que leurs appareils aient été compromis. Cela n’a jamais été le cas », assène Apple.

L’iPhone est le produit phare du groupe californien, même s’il représente désormais moins de la moitié de ses revenus.  

Sa solide réputation en matière de sécurité et ses caractéristiques techniques, longtemps à la pointe du secteur, font partie de ses arguments de vente clé.

Mais le téléphone intelligent est en perte de vitesse par rapport à ses concurrents. Il s’est classé à la quatrième position des ventes mondiales au deuxième trimestre 2019, derrière Samsung (23 % de parts de marché), et les Chinois Huawei (18 %) et Oppo (11 %), tous équipés d’Android, le système d’exploitation de Google.

« Nous avons réparé les failles en question en février, en travaillant très rapidement pour résoudre le problème 10 jours à peine après l’avoir découvert », ajoute Apple. « Quand Google nous a signalé l’attaque, nous étions déjà en plein processus de réparation. »

« La sécurité est une tâche sans fin. Nos clients peuvent avoir confiance dans notre travail pour eux », conclut l’entreprise.