(Toronto) Les acheteurs potentiels de propriétés résidentielles dans la région de Toronto ont observé une légère baisse des prix des maisons le mois dernier, mais celles-ci se vendaient toujours en moyenne 200 000 $ de plus qu’en mars dernier.

Publié le 5 avril
La Presse Canadienne

La chambre immobilière de la région de Toronto a révélé mardi que le prix moyen des maisons sur le marché avait atteint 1 299 894 $ le mois dernier, ce qui représentait une hausse de 19 % par rapport à celui de 1097 351 $ en mars 2021, mais une baisse de 3 % par rapport à celui de 1 334 328 $ de février 2022.

Ces chiffres indiquent qu’une partie de la surchauffe s’échappe du marché, mais probablement pas assez rapidement pour les acheteurs qui se sont retirés sur les lignes de côté en espérant que le marché du printemps apporterait un plus grand soulagement au chapitre des prix.

La Banque du Canada a relevé son taux d’intérêt directeur à 0,5 % au début du mois de mars, même si de nombreux acheteurs ont obtenu des taux hypothécaires avant cette hausse.

Lorsqu’ils se sont rendus sur le marché le mois dernier, les acheteurs ont constaté, d’une année sur l’autre, que le prix moyen d’une maison individuelle avait grimpé de 21 %, tandis que celui des maisons jumelées a augmenté de 26 %, et celui des maisons en rangée, de 25 %. Les prix des copropriétés et des appartements ont augmenté de 20 %.

La concurrence était forte dans la plupart des quartiers et des types de logements, mais les ventes du mois dernier ont été à contrecourant des tendances saisonnières en glissant à 10 955, en baisse de 30 % par rapport à 15 628 il y a un an.

Ces ventes représentent le troisième meilleur mois de mars et concluent le deuxième meilleur premier trimestre de la région torontoise, mais elles ont été entravées par un manque d’approvisionnement. Les nouvelles inscriptions pour le mois ont totalisé 20 038, contre 22 747 en mars dernier.

Selon l’analyste en chef du marché pour la chambre immobilière, Jason Mercer, les données du mois dernier montrent que même si la concurrence reste forte, elle commence à s’équilibrer de telle sorte que cela pourrait modérer la croissance des prix plus tard cette année.