(New York) L’entreprise de location de voitures Hertz, qui tente un retour au premier plan après s’être placée sous la protection de la loi américaine régissant les faillites pendant la pandémie, a annoncé mercredi vouloir racheter jusqu’à 500 millions de dollars US de ses actions.

Publié le 3 nov. 2021
Agence France-Presse

Des actionnaires actuels de la société veulent vendre pour 37,1 millions d’actions ordinaires entre 25 et 29 dollars l’unité, a précisé le groupe dans un communiqué. Un actionnaire a par ailleurs offert de vendre jusqu’à 5,57 millions d’actions supplémentaires dans un délai de 30 jours.

Au prix le plus élevé, cela représenterait 1,2 milliard de dollars.

Hertz prévoit de débourser entre 250 millions et 500 millions de dollars pour racheter une partie de ces titres.

Le célèbre loueur de voitures a indiqué qu’il ne réaliserait pas de profit lors de la vente des actions et qu’il comptait financer le rachat grâce aux liquidités dont il dispose.

Frappé de plein fouet par la pandémie, Hertz avait eu recours au chapitre 11 en mai 2020, un dispositif permettant à une entreprise criblée de dettes de se restructurer à l’abri de ses créanciers.

Le groupe, qui avait suspendu ses activités aux États-Unis et au Canada, est officiellement sorti du régime américain des faillites en juin.

Quelques mois plus tard, son titre avait néanmoins été retiré du New York Stock Exchange.

Il s’échange désormais de gré à gré (« over the counter » en anglais) et valait un peu plus de 32 dollars mercredi matin.

Hertz a récemment déposé une requête pour être intégré sur la plateforme d’échange NASDAQ sous le symbole HTZ.

Fin octobre, le groupe a annoncé une commande de 100 000 Teslas d’ici à la fin 2022 pour sa flotte de véhicules de location, qu’il a confirmée dans le document boursier mercredi.  

Le patron de Tesla, Elon Musk, a précisé mardi qu’aucun contrat n’avait été signé entre son entreprise et Hertz et que Hertz ne bénéficierait d’aucune remise pour l’achat des véhicules.