(Montréal) Le lock-out des employés du dépôt de carburant de la pétrolière Shell, dans l’est de Montréal, est maintenant terminé.

Pierre Saint-Arnaud La Presse Canadienne

Une entente est intervenue entre les parties, ce qui met également fin à la campagne de boycottage des produits Shell lancée par le syndicat Unifor, qui représente ces travailleurs.

Le lock-out était survenu en novembre dernier et la campagne de boycottage avait été lancée en avril.

Le syndicat signale avoir obtenu un contrat de quatre ans avec des ajustements de salaire rétroactifs à 2019 dont les grandes lignes s’apparentent au contrat type de l’industrie.

De plus, l’employeur a retiré ses demandes de concessions en matière de sous-traitance et de changements technologiques, indique le syndicat.

Fait à noter, il s’agit d’une toute petite unité de négociation. Seulement 17 syndiqués étaient concernés et il n’en restera plus que 12 désormais, les cinq employés qui quittent bénéficiant d’indemnités de départ qualifiées de « généreuses » par le syndicat.

Le dépôt de carburant de Shell est le reliquat d’une présence beaucoup plus importante de la pétrolière. Celle-ci a fermé sa raffinerie de l’est de Montréal en 2010, une installation qui employait plusieurs centaines de personnes.

La ligne de piquetage qui avait été érigée devant les lieux de travail a été démantelée jeudi et le retour au travail est prévu à compter du 16 août.