(Québec) Québec accorde un prêt de 200 millions de dollars américains au Cirque du Soleil pour relancer ses activités, une aide par laquelle il s’est donné le droit d’acheter la société éventuellement. C’est ce qui fait dire au ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon qu’« un jour, le Cirque va redevenir de détention québécoise ».

Tommy Chouinard Tommy Chouinard
La Presse

Mardi, le ministre a confirmé que le prêt sera versé par Investissement Québec. Les conditions fixées par le gouvernement sont respectées, à savoir le maintien du siège social au Québec par exemple, a dit M. Fitzgibbon.

Avec ce prêt, « nous avons une option d’acheter la propriété détenue par Fosun et par TPG », des fonds d’investissement chinois et américains qui détiennent la majorité des actions. « Et s’ils décident de vendre avant, on peut acheter aussi », a-t-il affirmé.

« Dans le temps, aussitôt que TPG voudrait vendre sa participation, on va être l’acheteur. Ou sinon il y a une date où on va pouvoir acheter. »

Il a indiqué que le gouvernement a ainsi une « option pour empêcher que le Cirque soit revendu à d’autres acheteurs étrangers ».

Depuis le début de la crise du coronavirus, les 44 spectacles du Cirque du Soleil ont été annulés à cause de la COVID-19. La quasi-totalité des 4700 employés a été mise à pied pour des mois. L’entreprise se cherche de nouveaux investisseurs et pourrait être vendue. Elle a une dette d’environ 1 milliard US. Elle est détenue par le fonds américain TPG (55 %), le fonds d’investissement privé chinois Fosun (25 %) et la Caisse de dépôt et placement du Québec (20 %).