Airbus Canada a annoncé à son personnel la mise à pied temporaire d’environ le tiers de ses employés de production à Mirabel.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

Ces mises à pied seront en vigueur dès lundi prochain, le 4 mai. Un retour au travail partiel est prévu chez Airbus est prévu pour la semaine suivante. En vertu des règles édictées par Québec plus tôt cette semaine, un retour complet ne sera pas possible avant le 25 mai.

Les employés mis à pied étaient déjà à la maison, mais avaient jusqu’ici conservé leur lien d’emploi avec Airbus. En utilisant la Subvention salariale d’urgence, pour laquelle son admissibilité n’est pas encore assurée, l’entreprise avait conservé à son emploi 100 % de sa main-d’œuvre jusqu’ici.

« La troisième extension du délai annoncée cette semaine nous emmène à ces mises à pied », a expliqué une porte-parole d’Airbus, Marcella Cortellazzi.

Concrètement, ces 350 employés n’auraient pu revenir au travail le 11 mai en raison des limitations imposées par Québec sur le nombre d’employés pouvant se trouver dans la même usine. Et il est toujours possible que Québec repousse la « pleine admissibilité » prévue pour le 25 mai.

Rien ne garantit que les employés mis à pied pourront revenir au travail dès le 25 mai, a cependant précisé la porte-parole.

« Notre industrie est particulièrement frappée par la crise, il faut regarder où en sera notre activité industrielle. »

Airbus emploie environ 2800 personnes à Mirabel, dont un peu plus de 1000 syndiqués à la production. Aucune mise à pied n’a été annoncée chez les non-syndiqués, ceux-ci étant en mesure de travailler à distance.

Les syndiqués qui ne sont pas mis à pied, eux, recevront encore la semaine prochaine l'équivalent d'une prestation maximale en vertu de la Subvention salariale d'urgence, soit 847$, en vertu d'une entente conclue avec le syndicat. Cette prestation sera versée qu'Airbus soit admissible ou non au programme.