Si Transat a préféré l’offre d’Air Canada à celle, pourtant supérieure, du Groupe Mach, c’est qu’elle faisait davantage confiance à la capacité de la première à conclure la transaction à temps et à payer son dû, révèle la circulaire transmise par l’entreprise à ses actionnaires mardi matin.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

Transat tentera le 23 août prochain, lors d’une assemblée extraordinaire de ses actionnaires, d’obtenir l’approbation des deux tiers de ceux-ci à l’offre d’achat de 13 $ par action soumise par Air Canada.

Cette offre a été préférée par le conseil d’administration de Transat à une autre, à hauteur de 14 $ par action, formulée par le promoteur immobilier Groupe Mach.

Dans une circulaire aux actionnaires rendue publique ce matin, le conseil d’administration de Transat explique les raisons qui ont motivé ce choix.

D’abord, le texte rappelle à plusieurs occasions que Mach « n’a, en aucun temps, fourni […] de preuve qu’il avait un niveau de liquidités adéquat, une encaisse suffisante ou un engagement financier ferme, malgré les nombreuses demandes […] formulées à cet égard ».

Mach a approché pour la première fois le président et chef de la direction de Transat, Jean-Marc Eustache, le 21 janvier dernier, par le biais d’un actionnaire non spécifié. À ce moment, Transat était déjà en discussions avec Air Canada depuis un peu plus de deux mois et avait déjà sur la table une première offre d’Air Canada à 13 $ par action, bien qu’assortie de conditions plus sévères que celles qui ont éventuellement été acceptées, révèle aussi la circulaire.

Autre facteur ayant fait pencher la balance : le conseil d’administration doutait de la capacité de Mach, qui ne dispose d’aucune expérience dans le domaine du transport aérien ou du voyage, à réaliser une vérification diligente dans un délai de 30 jours.