(New York) La chaîne américaine de pharmacies CVS a annoncé mercredi qu’elle acceptait de payer environ 5 milliards de dollars à des États et des collectivités locales américains pour solder des poursuites liées à la crise des opiacés.

Le groupe, qui propose d’étaler ses versements sur 10 ans à partir de 2023, a néanmoins précisé que cette proposition d’accord n’était pas un aveu de culpabilité de sa part.

« Nous sommes heureux de résoudre ces plaintes de longue date », a déclaré dans un communiqué Thomas Moriarty, directeur des politiques et avocat général de CVS, « les mettre derrière nous est dans le meilleur intérêt de toutes les parties, ainsi que de nos clients, collègues et actionnaires ».

« Nous nous engageons à travailler avec les États, les municipalités et les tribus, et poursuivrons nos propres initiatives importantes pour aider à réduire l’utilisation illégitime d’opiacés sur ordonnance », a-t-il ajouté.

Selon Bloomberg, les groupes Walgreens et Walmart ont également proposé de régler les poursuites via des paiements respectifs d’au moins 4 milliards et 3 milliards de dollars.

Contactés par l’AFP, ces deux entreprises n’ont pas confirmé dans l’immédiat.

L’accord proposé par les chaînes de pharmacie serait le premier en son genre.

Plusieurs fabricants et des distributeurs de médicaments ont en revanche déjà accepté des accords de principe pour solder les poursuites.

En juillet, le laboratoire israélien Teva a ainsi annoncé un accord de principe à plus de 4 milliards de dollars avec des plaignants.  

Début mars, Purdue a conclu avec plusieurs États américains un accord proposant de verser jusqu’à 6 milliards de dollars.  

À l’origine de plus de 500 000 morts par overdose en 20 ans aux États-Unis, la crise des opiacés a donné lieu à une myriade de procédures.

Dans cette affaire, des producteurs d’antidouleurs sont accusés d’avoir rendu dépendants nombre de ceux qui en ont consommé.