Dans le nouveau rôle d’évaluation de la Ville de Laval, la valeur des maisons a progressé plus rapidement que celle des condos. Dans le secteur non résidentiel, les bâtiments industriels se sont le plus appréciés, tandis que les hôtels et les grands centres commerciaux ont vu leur valeur reculer.

André Dubuc
André Dubuc La Presse

Le nouveau rôle entrera en vigueur le 1er janvier 2022. La valeur au rôle 2022-2023-2024 est établie en fonction de la valeur marchande des immeubles en date du 1er juillet 2020. Pour le rôle précédent, la date de référence était le 1er juillet 2017.

Le parc immobilier de Laval compte 154 045 unités d’évaluation. La valeur foncière totale s’est globalement appréciée de 19,2 %, passant de 64,1 milliards au rôle 2019-2020-2021 à 76,5 milliards au rôle 2022-2023-2024.

Le rôle foncier a pour objet d’aider à la répartition du fardeau fiscal entre les différents contribuables fonciers. La règle générale étant que si une propriété augmente plus que la moyenne, son propriétaire risque de voir son fardeau fiscal s’alourdir, alors que c’est l’inverse pour la propriété dont la hausse de valeur reste inférieure à la moyenne.

Qui gagne ? Qui perd ?

Le secteur résidentiel lavallois augmente en moyenne de 20,2 % par rapport au rôle précédent. Les maisons ont connu une hausse moyenne de 22,3 %, tandis que les copropriétés (condos) se sont appréciées de 15,8 %.

Dans le secteur non résidentiel, les valeurs augmentent de 15,2 %, soit moins que celles du secteur résidentiel.

Dans ce secteur, la catégorie industrielle se démarque avec une hausse moyenne des valeurs de 27,1 %. Du côté des centres commerciaux, le portrait est disparate. Les centres suprarégionaux et régionaux, comme le Carrefour Laval et le Centre Laval, subissent un recul de leur valeur de 5,2 % en moyenne. Les centres de quartier et de voisinage gagnent quant à eux 20,9 %.

La valeur des hôtels, durement frappés par la pandémie, dégringole de 21,8 %. Celle des tours de bureaux ne va nulle part, avec un mince gain de 2,4 % de 2017 à 2020.

La valeur des terrains vacants fait un bond de 19 % en raison de leur rareté.

Laval est divisé en neuf zones géographiques. Il n’existe pas d’écart substantiel entre les secteurs, à l’exception du secteur de Saint-François (dans le nord-est de l’île), dont la valeur progresse plus faiblement, en raison de l’importance qu’occupent les terres agricoles dans ce secteur de l’île Jésus. Celles-ci ont vu leur valeur stagner par rapport aux valeurs de l’ancien rôle. En fait, leur valeur progresse d’à peine 2 % sur la base des transactions significatives comparables.