Les travailleurs saisonniers étrangers, attendus en grand nombre ce printemps, pourront finalement entrer au pays, même si le gouvernement fédéral a ordonné la fermeture des frontières pour l’ensemble des voyageurs.

Nathaëlle Morissette Nathaëlle Morissette
La Presse

Le ministre de la Sécurité publique et de la Protection civile, Bill Blair a annoncé mercredi à Ottawa que « les étudiants internationaux, les travailleurs sous visa et les travailleurs étrangers temporaires pourront également entrer au Canada, à la condition de respecter la demande du gouvernement de s’isoler pendant 14 jours (sic) ».

L’Union des producteurs agricole (UPA) s’est dite soulagée d’apprendre cette décision. « Le gouvernement canadien a pris la bonne décision, a déclaré le président de l’UPA, Marcel Groleau par voie de communiqué. Empêcher la venue de ces travailleurs aurait entraîné des conséquences désastreuses sur le secteur agricole, plus particulièrement horticole (fruits, légumes, etc.), mais surtout sur le coût du panier d’épicerie des Canadiens et des Canadiennes. »

Impossible pour le moment toutefois de savoir quelles règles encadreront l’arrivée de cette main-d’œuvre étrangère, notamment pour la mise en quarantaine. Au total cette année, 16 000 travailleurs étrangers sont attendus dans les fermes du Québec, selon la Fondation des entreprises en recrutement de main-d’œuvre agricole étrangère (FERME). Chaque année, dans la province, le nombre d’employés agricoles venus d’ailleurs augmente de 10 %. La plupart proviennent du Mexique et du Guatemala.

Lorsque la fermeture des frontières a été annoncée, plusieurs producteurs inquiets craignaient de ne pas pouvoir faire leurs récoltes si les travailleurs saisonniers, qui travaillent dans les champs chaque année, ne pouvaient plus entrer au pays. L’UPA a même fait parvenir mardi une lettre au premier ministre Trudeau pour lui faire part de ses inquiétudes.