Après avoir été contraintes de fermer leurs pentes en mars, les stations de ski, qui devront pour cette saison fonctionner en moyenne à 50 % de leur capacité, viennent de recevoir un coup de pouce financier de Québec de près de 2 millions de dollars qui servira notamment à informer les centres et les adeptes de sport de glisse sur les règles en vigueur cette année.

Nathaëlle Morissette Nathaëlle Morissette
La Presse

Chausser ses bottes à l’extérieur, apporter son sandwich pour le dîner et respecter la limite permise dans les remontées mécaniques sont de nouvelles réalités auxquelles font face les skieurs. Certaines règles pourraient changer après le 11 janvier.

« Il y a de multiples règles à mettre en place pour assurer le bon développement de la saison, souligne Yves Juneau, président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ). Il y a donc un travail de communication et d’éducation qui est à faire pour faire connaître ces nouvelles règles-là parce que c’est une situation qui n’a rien d’habituel. »

Des 75 stations de ski que représente l’Association, 3 seulement ne sont pas en zones rouges. Près de 59 centres seront ouverts cette fin de semaine.

La subvention accordée par le ministère du Tourisme, pour la période 2020-2025, dont l’annonce a été faite vendredi, servira également à développer de nouveaux modèles d’affaires, aider les entreprises à mettre en place des systèmes de transactions sans contact et faire des études pour évaluer les impacts des changements climatiques ainsi que les investissements à prévoir.

« La saison de ski génère une activité économique importante pour beaucoup de nos régions, tout comme les activités proposées par les stations de montagne actives à longueur d’année, a déclaré la ministre du Tourisme, Caroline Proulx, par voie de communiqué. Ce secteur est en constante évolution. En effet, l’alternance des saisons, les changements climatiques et l’avènement de nouvelles technologies, entre autres, représentent des défis d’importance auxquels nous devons nous préparer dès maintenant. »

Des stations victimes de leur succès

Du côté de Bromont, on se réjouit de l’aide apportée par Québec. « Dans le contexte, c’est vraiment bienvenu », mentionne Marc-André Meunier, directeur du marketing et des communications de la station. La pandémie ne semble pas avoir altéré le désir des adeptes de dévaler les pentes. Le nombre de preneurs pour l’abonnement de saison équivaut à celui des années précédentes, même si cette année, la période de ventes a été écourtée pour éviter de trop gros volumes.

On a cessé volontairement de vendre nos passes de saison par prudence.

Marc-André Meunier, directeur du marketing et des communications de la station de ski Bromont

La station, ouverte depuis mardi, souhaite ainsi limiter à 5000 le nombre de skieurs quotidiennement.

Pour faire respecter les règles, Bromont a formé une équipe d’une cinquantaine de personnes qui guident et informent les gens à l’extérieur. « [Pour cette saison], on est plutôt confiants. On est prêts », assure M. Meunier.