Dans une rare unanimité, les PME, les grandes entreprises et les regroupements de consommateurs demandent au gouvernement Legault de renoncer à soustraire Hydro-Québec de l’examen de la Régie de l’énergie.

Hélène Baril Hélène Baril
La Presse

Ils demandent aujourd’hui au gouvernement de traiter distinctement le remboursement de 500 millions promis aux consommateurs d’électricité et les modifications aux pouvoirs de la Régie, qui font tous deux partie du projet de loi 34.

« Plutôt que de retirer à la va-vite des pouvoirs importants à la Régie, Option Consommateurs, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante et l’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité proposent de tenir des consultations publiques apolitiques sur l’avenir de la réglementation  de l’énergie au Québec », font valoir les intervenants.

Le gouvernement Legault a déjà entendu les arguments des trois groupes en commission parlementaire, mais il ne semble pas vouloir reculer, malgré cette opposition unanime de groupes qui ont la plupart du temps des intérêts divergents.

Le projet de loi 34 ferait du Québec une des rares juridictions en Amérique du Nord où les prix de l’électricité ne seraient pas fixés par un organisme de réglementation indépendant, plaident les représentants de toutes les catégories de clients d’Hydro-Québec.