Dans un effort pour accroître le nombre d’entreprises, surtout des PME, actives dans l’importation et l’exportation, la grappe industrielle montréalaise CargoM a été désignée « Centre zone franche » pour le Grand Montréal, hier, par le gouvernement fédéral.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

Selon le directeur général de CargoM, Mathieu Charbonneau, le rôle de ce Centre zone franche en sera essentiellement un d’information, pour éclairer les entreprises montréalaises sur des programmes fédéraux déjà existants qui leur permettent de transformer leurs installations en zone libre de taxes douanières.

Pour une entreprise, la désignation comme « zone franche » de l’entièreté ou d’une partie de ses installations donne droit à une exonération de taxes douanières pour des produits qui sont importés au Canada, transformés ou entreposés, puis revendus à l’extérieur du Canada, explique M. Charbonneau.

À titre d’exemple, une entreprise située au Canada pourrait l’utiliser pour importer des pièces provenant de Chine, les assembler au Canada, puis revendre le produit fini aux États-Unis, fait-il valoir, s’évitant ainsi les taxes qu’imposerait normalement le Canada lors de l’importation des pièces. Les produits qui seraient vendus au Canada, eux, seraient néanmoins taxés.

« Le but de la grappe est d’attirer dans la région de Montréal des entreprises qui génèrent des marchandises », indique M. Charbonneau. 

Une augmentation de volume permettrait d’attirer de nouveaux transporteurs, notamment maritimes, et d’ainsi réduire les coûts pour l’ensemble des entreprises, selon l’organisme spécialisé dans le transport et la chaîne logistique.

La désignation de CargoM en tant que centre d’information sur les zones franches s’inscrit dans le cadre de cet effort.

Le Centre zone franche du Grand Montréal sera le treizième centre du genre au Canada et le deuxième au Québec, puisqu’il en existe déjà un à Québec.

Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, assistait à l’évènement. Son discours a été interrompu à deux reprises par autant de manifestants propalestiniens critiquant ce qu’ils considéraient comme un appui du gouvernement fédéral à certains agissements israéliens.