(Paris) La France tentera cette semaine de convaincre les acteurs internationaux de la blockchain, la technologie des cryptomonnaies, qu’elle offre le cadre idéal pour développer leurs activités.

Agence France-Presse

À l’initiative d’acteurs privés et publics, Paris accueille de lundi à jeudi des régulateurs, entrepreneurs, universitaires et experts pour une série de réunions et de manifestations réunies pour la « Paris Blockchain Week ».  

« La France est en pointe sur le cadre juridique, fiscal, comptable » de la blockchain et veut faire savoir qu’elle offre « tous les moyens de faire des champions » du secteur, affirme une responsable du ministère français de l’Économie, qui ouvrira la conférence lundi, présidée par le ministre Bruno Le Maire.

« Elle est le premier grand pays à avoir mis en place de manière aussi rapide un cadre vraiment complet, ambitieux et équilibré pour les investisseurs », assure la responsable.

La blockchain, ou chaîne de blocs, est un protocole informatique permettant à une communauté d’utilisateurs de tenir en ligne une sorte de grand registre commun, infalsifiable.

La blockchain la plus connue, qui a inspiré toutes les autres, est celle utilisée par le bitcoin, une monnaie virtuelle.

Les partisans de la blockchain estiment qu’elle peut révolutionner l’économie mondiale, en permettant des échanges sans intermédiaires, comme par exemple des paiements sans passer par des banques ou même par une monnaie nationale.

La chute du cours des cryptomonnaies, après une flambée à la fin de 2017, a toutefois douché beaucoup d’enthousiasmes et provoqué un « hiver des cryptomonnaies ».

Les levées de fonds en cryptomonnaies, très à la mode en 2017 mais souvent controversées, se sont faites rares.  

Ce sont aujourd’hui plus les applications purement professionnelles de la blockchain, comme l’outil de traçabilité de produits alimentaires de Carrefour, qui font parler d’elles.  

La Paris Blockchain week se veut « le plus grand événement européen » dans ce domaine.

Le ministère français en profitera pour introduire lundi matin le cadre de régulation mis en place en France.

Puis la pépinière géante de jeunes pousses, Station F, organise deux jours de conférences et de tables rondes mardi et mercredi, avec des spécialistes internationaux.