Une action collective sera intentée contre Boiron Canada, qui commercialise au pays un produit homéopathique antigrippal dont les vertus alléguées sont contestées par une Québécoise.

Publié le 4 mai 2017
Mélanie Marquis
Mélanie Marquis LA PRESSE CANADIENNE

En refusant d'entendre l'appel de la compagnie, jeudi, la Cour suprême du Canada a maintenu une décision rendue en octobre 2016 par la Cour d'appel du Québec autorisant un tel recours en justice.

La plaignante conteste l'efficacité du produit homéopathique Oscillococcinum et sa version pour enfants, présentés comme ayant la capacité de soulager les symptômes de la grippe.

Son avocat, Jeff Orenstein, a confirmé à La Presse canadienne qu'il entamerait les procédures de recours collectif en vertu du verdict rendu jeudi par le plus haut tribunal au pays.

Le juge du tribunal de première instance avait refusé en 2015 de donner le feu vert à une action collective, déterminant que les éléments de preuve étaient insuffisants pour accéder à la requête.

Cette décision a plus tard été annulée par la Cour d'appel du Québec, selon qui il ne revenait pas au juge qui évalue une autorisation de recours collectif de se pencher sur le fond de l'affaire.

Le médicament Oscillococcinum est réputé «soulager et réduire la durée des symptômes grippaux: courbatures, maux de tête, fièvre et frissons», est-il indiqué sur le site internet de Boiron Canada.

La compagnie n'avait pas encore donné suite à la demande d'entrevue de La Presse canadienne au moment de publier ces lignes, en début d'après-midi, jeudi.