Samuel Bouffard nie avoir versé un pot-de-vin pour faire dézoner la terre de l'entreprise familiale, à Mascouche. Ses deux fils policiers n'ont pas versé quoi que ce soit non plus, dit-il.

Francis Vailles LA PRESSE

«Ben voyons donc. Dans les positions qu'on occupe, voir si on aurait fait des affaires de même. Ça ne tient pas debout. Moi, je travaillais déjà pour la Ville de Mascouche, alors j'étais déjà deux fois plus surveillé que les autres. Non, je dors très bien et ma famille aussi», dit-il.

Selon lui, ces allégations de pot-de-vin sur lesquelles la SQ enquête viennent de racontars jaloux de leur réussite. «C'est le genre de Québécois qui voient sortir un Québécois du lot et qui veulent l'écraser. Ils y mettent la patte sur la tête avant qu'il sorte trop haut», dit-il.

Il affirme que la terre achetée en 1999 était «zonée blanche» et permettait déjà la construction résidentielle. Des documents de la Ville nous indiquent toutefois qu'avant le dézonage de 2001, il n'était pas possible de construire à l'intérieur de la terre ni de la subdiviser en petits lots.

Selon Samuel Bouffard, il est par ailleurs complètement faux de dire que des lots ont été payés en partie avec de l'argent comptant par des acheteurs. Il dit que les enquêteurs rendront bientôt leurs conclusions et que sa famille sera blanchie.