L'ex-candidate conservatrice Myriam Taschereau renonce à se lancer dans la course à la direction de l'ADQ, car elle n'a pas suffisamment d'appuis.

Tommy Chouinard LA PRESSE

Elle a annoncé sa décision lundi soir à quelques proches, dont le député adéquiste Janvier Grondin, pour qui elle a déjà travaillé. «Elle a pris le pouls des gens. Et elle a décidé que ce n'était pas encore son tour», a dit M. Grondin à La Presse hier.

 

«Se lancer dans une course, ça coûte des sous, et il faut bien y penser», a-t-il ajouté. «Je ne suis pas triste» de la décision de Mme Taschereau, «c'est peut-être mieux comme ça», a-t-il déclaré. M. Grondin a indiqué que les trois candidats déclarés jusqu'à maintenant ont pris une longueur d'avance au cours des dernières semaines.

Myriam Taschereau avait pourtant l'intention de briguer la succession de Mario Dumont, indiquaient des sources il y a quelques semaines. Le 13 mai, elle a même démissionné de son poste de responsable des communications pour le Québec au bureau du premier ministre Stephen Harper. Elle disait alors songer sérieusement à poser sa candidature à la direction de l'ADQ.

Mme Taschereau pouvait compter sur l'appui du nouveau sénateur conservateur Leo Housakos, proche de Mario Dumont et personnalité influente à l'ADQ. Mais elle n'a pas réussi à réunir suffisamment d'appuis. «Je suis déçu, parce que j'ai toujours pensé que c'était une candidate au potentiel extraordinaire. Mais je respecte son choix», a affirmé M. Housakos, qui se donne du temps avant d'appuyer une autre candidature.