Le ministre des Relations internationales, Pierre Arcand, croit que le Québec est bien placé pour améliorer son influence aux États-Unis.

Mis à jour le 23 févr. 2009
LA PRESSE CANADIENNE

Dans une entrevue accordée au journal Le Devoir à l'issue de sa visite à New York et à Washington, le ministre a tiré un bilan très positif, tout comme de la venue au président Barack Obama à Ottawa.Pierre Arcand se dit vraiment rassuré sur la question de la clause protectionniste insérée dans le plan de relance de l'économie américaine, parce que M. Obama a souligné que son gouvernement va respecter ses obligations internationales.

Le ministre signale aussi que le président Obama n'a pas fermé la porte à la reconnaissance par le gouvernement fédéral de l'hydroélectricité comme source renouvelable d'énergie.

Pierre Arcand ajoute qu'au forum de l'Association des gouverneurs à Washington, ses discussions avec les gouverneurs de New York et du Vermont ont montré que ces États ont des plans d'ici 2015 qui visent au moins 40 pour cent d'énergie renouvelable dans lesquels figure l'hydroélectricité.

Pierre Arcand est cependant préoccupé par les retombées de la récession américaine sur le Québec, car 75 pour cent de ses exportations vont vers les États-Unis.

Cependant, le ministre Arcand voit dans le plan de relance une opportunité pour le Québec parce que les États vont reconstruire leurs infrastructures et donner un électrochoc à leur économie. À son avis, les États du Nord-Est ont besoin du Québec et veulent transiger plus encore avec le Québec tandis que dans le Sud-Est, il y a, à son avis, grande possibilité de croissance avec les Carolines, la Georgie et la Virginie.

L'un des objectifs de la visite du ministre Arcand aux États-Unis était en effet de peaufiner le prochain plan d'action international du Québec, celui pour 2006-2009 se terminant le 31 mars. Il publiera le nouveau plan d'action dans les prochaines semaines.