Le chef du Parti libéral, Michael Ignatieff, a admis dimanche que son parti avait commis des erreurs dans l'Ouest du Canada.

Mis à jour le 16 févr. 2009
LA PRESSE CANADIENNE

«Dieu sait que ce parti a commis des erreurs dans l'Ouest du Canada et je les connais», a-t-il affirmé, à Regina, en Saskatchewan, devant une assemblée de 300 personnes.

«Nous devons être suffisamment honnêtes avec nos voisins et nos citoyens et dire: «nous n'avons pas toujours fait ce qu'il fallait. Nous n'avons pas toujours écouté avec respect. Nous n'avons pas toujours compris ce qu'il aurait fallu faire'», a ajouté M. Ignatieff.

Selon lui, la chose «la plus stupide» que quelqu'un pourrait faire serait de se mettre à dos l'Ouest du Canada ou le secteur énergétique du pays.

M. Ignatieff a affirmé que son parti n'avait pas compris «la grande importance» du secteur énergétique dans l'ouest, depuis le Programme énergétique national (PEN) des années 1980 adopté par le premier ministre de l'époque, Pierre Elliott Trudeau.

Plusieurs perçoivent toujours cette politique comme étant un moyen de siphonner les revenus du pétrole en provenance de l'ouest pour les distribuer dans les provinces centrales du pays.

Il a également admis que la taxe sur la carbone proposée par l'ex-chef du Parti libéral, Stéphane Dion, dans le cadre du Tournant vert, n'a pas été bien perçue dans les provinces de l'ouest.

«Les retombées politiques ont été plutôt difficiles pour nous», a admis M. Ignatieff.

M. Ignatieff a affirmé que le programme environnemental comprenait de bons éléments, mais que son parti avait besoin d'élaborer une politique qui était davantage compatible avec le secteur énergétique. Le développement durable sera au coeur de la démarche du Parti libéral, selon son chef.

M. Ignatieff a dit souhaiter rassembler les politiques énergétiques et environnementales autour d'un objectif simple: celui que le Canada devienne le pays dans le monde qui utilise et développe le mieux l'énergie propre.

«Nous voulons développer ces politiques en détail, je crois que cela nous permettra des gagner des votes dans l'ouest», a ajouté celui qui effectuait sa première visite à titre de chef libéral en Saskatchewan.

La pente sera toutefois difficile à remonter, puisqu'il n'y a eu que deux députés libéraux élus dans les trois provinces des Prairies lors des dernières élections fédérales.