À quelques semaines du dépôt du premier budget du gouvernement Legault, Québec demande à ses ministères de réduire leurs dépenses afin de financer certaines promesses faites par la Coalition avenir Québec (CAQ) en campagne électorale.

Mis à jour le 29 janv. 2019
Hugo Pilon-Larose LA PRESSE

«Ce n'est pas le ministère où il y a une promesse qui va devoir financer lui-même toutes les promesses qui ont été faites dans son ministère. C'est l'ensemble des ministères à qui on a demandé de faire des gains d'efficacité et d'éliminer de la bureaucratie», a dit mardi François Legault à son arrivée au conseil des ministres à Gatineau.  

«D'aucune façon ça va affecter les services [à la population]. Ce qu'on veut, c'est de réduire le coût des approvisionnements, le coût des services en technologie de l'information, puis être capable d'enlever de la bureaucratie», a-t-il ensuite ajouté.  

Radio-Canada rapportait mardi que le gouvernement Legault a informé ses ministères qu'ils ne devaient pas compter sur les surplus budgétaires du Québec pour financer certaines nouvelles mesures, comme le retour à un tarif unique en garderie. De plus, la promesse caquiste d'abaisser au plus bas taux régional la taxe scolaire au Québec pourrait coûter jusqu'à un milliard à financer, plutôt que les 700 millions évoqués en campagne.