Les services à la population se détériorent depuis une décennie et la tendance se poursuivra si le gouvernement Legault va de l'avant avec sa promesse de sabrer des milliers de postes dans l'appareil de l'État, a affirmé lundi un syndicat du secteur public.

Mis à jour le 26 nov. 2018
MARTIN CROTEAU LA PRESSE

Le Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) a mené un sondage auprès de plusieurs milliers de membres et conclu que les compressions annoncées au cours des 10 dernières années ont miné la qualité des services publics.

Son président, Richard Perron, doute que la tendance puisse s'inverser si le gouvernement de la Coalition avenir Québec réalise sa promesse de supprimer 5000 emplois dans la fonction publique.

« Après les vagues de compressions qu'on a subies au cours de la dernière décennie, particulièrement celles de l'austérité, je ne vois pas comment on peut augmenter les services à la population tout en coupant les effectifs. »

Le syndicat fait valoir que l'État peine déjà à remplir plusieurs de ses missions en raison de la rationalisation des dernières années. Il cite plusieurs ministères et organismes dont les opérations sont perturbées par la surcharge de travail et le manque de ressources, par exemple le ministère de l'Environnement, la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité au travail (CNESST) et Revenu Québec.

En campagne, François Legault a promis que son engagement n'affectera pas les services publics puisqu'il ne compte cibler que les travailleurs qui ne

livrent aucun service à la population. Il entend aussi procéder par attrition, c'est-à-dire en ne remplaçant pas les employés qui partent à la retraite.

M. Legault a calculé que cette mesure entraînera des économies récurrentes de 380 millions.