L'ancienne ministre Rita de Santis quitte la vie politique. Elle devient ainsi la 19e députée libérale à ne pas se représenter pour les prochaines élections.

Mis à jour le 28 juin 2018
Hugo Pilon-Larose LA PRESSE

Mme de Santis, 64 ans, a été élue pour la première fois en 2012 dans la circonscription de Bourassa-Sauvé, à Montréal. Elle a ensuite été réélue en 2014 lorsque le Parti libéral prenait le pouvoir. En entrevue avec La Presse, elle a affirmé qu'elle ne brigue pas un nouveau mandat afin de s'occuper de ses parents, âgés de 85 et 99 ans. 

«Je n'ai pas encore un projet précis [pour la suite], mais je travaille depuis l'âge de 13 ans [et] je ne veux pas m'arrêter», a toutefois précis Mme de Santis. 

Au cours du dernier mandat, la députée - qui représente les citoyens de Montréal-Nord - a notamment été ministre responsable de l'Accès à l'information et de la Réforme des institutions démocratiques pendant un peu moins de deux ans. 

En octobre 2017, lors d'un remaniement ministériel, elle avait été la seule ministre exclue du conseil exécutif par le premier ministre Philippe Couillard. Son mandat, par moments houleux, l'avait mené à préciser certaines déclarations à quelques reprises. Elle était depuis présidente de la Commission de la culture et de l'éducation.

«Je croyais à un certain moment qu'on ne m'aimait pas du tout, parce que je voulais tellement qu'on réussisse [le projet de loi sur l'accès à l'information], mais le jour où j'ai quitté, on était [tous] en larme [au Secrétariat]. C'était une cause pour nous», a-t-elle dit à ce sujet. 

En quittant la vie politique, Mme de Santis affirme qu'elle s'ennuiera du contact privilégié qu'elle avait avec les citoyens de sa circonscription, mais que «le stress» relié à la vie parlementaire, à Québec, ne lui manquera pas. 

«Ce que je trouve le plus difficile, c'est le stress de tous les jours. Ce stress, c'est un peu quand je parle, qu'est-ce que les gens vont comprendre ? J'ai une idée en tête, un message que je veux passer, mais peut-être qu'on ne va pas retenir [ce] message», a-t-elle expliqué.

«Quand les gens me demandent ce qu'il faut [faire] pour aller en politique, je leur dis d'abord "assurez-vous d'avoir une bonne commande de la langue française"», a-t-elle conclu.