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L'UPAC devient un corps de police indépendant

La réforme est avalisée au moment où l'Unité... (Photo Ivanoh Demers, archives La Presse)

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La réforme est avalisée au moment où l'Unité permanente anticorruption (UPAC) est en pleine crise.

Photo Ivanoh Demers, archives La Presse

(Québec) L'Assemblée nationale a formellement adopté le projet de loi 107 qui modifie le statut de l'UPAC, mercredi.

Par un vote de 61 à 49, les députés de l'Assemblée nationale ont adopté la pièce législative qui fera de l'unité d'enquête un corps de police proprement dit. Les partis de l'opposition ont voté en bloc contre l'initiative du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux.

La réforme est avalisée au moment où l'UPAC est en pleine crise. Sa direction, dont le commissaire Robert Lafrenière, est mise en cause par l'opposition dans la foulée de révélations explosives sur le climat de travail au sein de l'unité.

Le premier ministre Philippe Couillard fait valoir que le projet de loi permettra aux élus - et donc à la population - d'y voir plus clair dans les troubles qui secouent l'unité d'enquête.

«Ce que le projet de loi ajoute, en plus du statut de l'UPAC, c'est fondamental, a-t-il fait valoir. C'est la mise sur pied d'un comité de surveillance externe nommé par l'Assemblée nationale aux deux tiers.»

Ce comité sera chargé de scruter les activités de l'UPAC et pourra au besoin se pencher sur la question des relations de travail, a indiqué M. Couillard.

Les trois partis de l'opposition ne voient aucun problème avec le changement de statut de l'UPAC comme tel. S'ils s'opposent au projet de loi, c'est parce qu'ils considèrent que le commissaire devrait être nommé par un vote aux deux tiers de l'Assemblée nationale, ce à quoi s'oppose le gouvernement.

Le Parti québécois (PQ) a d'ailleurs annoncé en matinée qu'il va «respectueusement» demander au commissaire Robert Lafrenière de céder son siège à une nouvelle personne, advenant l'élection du parti le 1er octobre prochain.

Selon le chef péquiste Jean-François Lisée, «ça sera le temps de changer», a-t-il dit mercredi en mêlée de presse.

«Le gouvernement libéral semble vouloir le garder jusqu'au 1er octobre, c'est très bien, mais moi je donne un préavis qu'il y aura un nouveau commissaire de l'UPAC désigné aux deux tiers de l'Assemblée nationale lorsque le PQ sera au pouvoir», a-t-il dit. 

En plus de modifier le statut de l'UPAC, le projet de loi 107 change la manière dont son commissaire est nommé. Il prévoit aussi différentes dispositions qui faciliteront la collaboration de témoins lors des enquêtes.




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