Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée voit un « point tournant » dans la main tendue par Québec solidaire, quant à des candidatures communes afin de battre le gouvernement Couillard. Il n'y aura cependant jamais de fusion entre les deux partis et les deux camps continueront d'avoir leurs divergences, a-t-il déclaré lundi matin.

Publié le 21 nov. 2016
Louise Leduc LA PRESSE

Réunis en conseil national en fin de semaine, les militants de Québec solidaire ont manifesté leur désir d'unir leurs forces à celles du PQ.

En conférence de presse lundi matin, en marge d'un caucus, Jean-François Lisée a dit qu'il n'était pas si surpris par l'ouverture du Québec solidaire. « Ce que Québec solidaire a envoyé comme message hier [dimanche], c'est que la priorité absolue, c'est de se débarrasser du gouvernement libéral le plus toxique de notre histoire », a dit Jean-François Lisée.

Non, les deux partis ne s'entendront pas sur tout, leurs positions sont notamment très différentes sur le référendum et sur les signes religieux.

Mais « ce qui nous unit, c'est qu'on aime trop le Québec pour laisser une chance à Philippe Couillard et à son équipe de continuer à nuire à l'économie, aux régions, à la langue et au Québec en général ».

Y aura-t-il une démarche formelle de mise en commun des forces ? Le chef du PQ a fait remarquer que les choses se feraient probablement naturellement, à l'occasion d'une élection partielle où les deux partis constateront l'importance d'« additionner leurs forces » pour bloquer la route aux libéraux.

Les électeurs de quatre circonscriptions sont appelés aux urnes le 5 décembre, lors d'élections partielles.

Le PQ s'est montré particulièrement optimiste de l'emporter dans Verdun et de gagner le coeur des citoyens de L'Île-des-Soeurs, dont « les citoyens sont les victimes de la mauvaise planification des travaux » autour de l'échangeur Turcot, a lancé Richard Langlais, le candidat péquiste dans cette circonscription.