Au lendemain de révélations concernant l'importance du financement politique illégal remis par SNC-Lavalin au Parti libéral du Québec (PLQ), la société d'ingénierie s'est targuée d'avoir modifié ses politiques internes depuis que des scandales l'ont ébranlée.

Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

Hier, La Presse et d'autres médias écrivaient que deux vice-présidents de SNC-Lavalin avaient avoué recueillir jusqu'à 150 000$ pour le PLQ, dans les années 2000. Ces informations provenaient de documents judiciaires en appui à une demande de mandat de perquisition à la permanence du PLQ exécutée le 3 juin dernier.

«Cette année, nous avons présenté et adopté au conseil d'administration une nouvelle politique qui limite ou élimine pratiquement les contributions politiques même dans les juridictions qui le permettent, et ce, à travers le monde», a affirmé par courriel Lilly Nguyen, porte-parole de SNC-Lavalin.

L'entreprise a aussi tenu à souligner qu'«en 2010, la Loi [sur le financement des partis politiques] a été modifiée pour ajouter des restrictions».