Élections: c'est «légitime» de se préparer, dit Gendron

Le vice-premier ministre, François Gendron.... (Photothèque La Presse)

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Le vice-premier ministre, François Gendron.

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(Shawinigan) Opposé au déclenchement d'élections générales l'automne dernier, le vice-premier ministre François Gendron croit maintenant qu'il est « légitime » pour le gouvernement de se préparer à lancer un appel aux urnes. Le gouvernement devra toutefois donner « l'heure juste » aux Québécois sur les finances publiques avant de déclencher la campagne électorale, selon lui.

Marois tentée par un scrutin le 14 avril

François Gendron avait refroidi la frénésie électorale en octobre en disant qu'aucune raison ne justifiait la tenue d'un scrutin automnal. Les Québécois n'en souhaitent pas, disait-il.

Il a tenu un tout autre discours lors de son arrivée à la réunion du caucus présessionnel du Parti québécois à Shawinigan, mercredi.

« C'est légitime à ce moment-ci d'être prêt. Selon moi, ce l'était moins à l'automne », a-t-il affirmé.

M. Gendron n'a pas voulu préciser les raisons qui justifieraient aujourd'hui des élections ce printemps. « Je préfèrerais en parler à qui de droit », c'est-à-dire la première ministre Pauline Marois, a-t-il répondu. Il a toutefois indiqué que les partis d'opposition brandissent leurs armes et pourraient être tentés de provoquer eux-mêmes la tenue d'élections en déposant une motion de défiance ou en votant contre le prochain budget. Le gouvernement a selon lui la responsabilité de préparer un plan de match électoral.

La Presse a révélé mercredi que la machine du Parti québécois et le gouvernement travaillent à un scénario de campagne électorale déclenchée autour du 12 mars, pour un scrutin le 14 avril.

Le ministre de l'Agriculture a laissé entendre qu'un scrutin plus tôt serait mal avisé, car il a « encore pas mal de travail à faire », de mesures à concrétiser. Devant l'insistance des journalistes, le doyen a voulu se ménager une marge de manoeuvre, affirmant que le gouvernement « pourrait poursuivre » son oeuvre encore quelque temps parce qu' « on a encore pas mal de briques au feu ».

Pour François Gendron, le gouvernement devra informer la population sur l'état des finances publiques avant de déclencher des élections. Ce pourrait être fait autrement que par un budget, selon lui. « Est-ce qu'il y a moyen de donner l'heure juste à l'électorat sans un budget ? Je pense que oui, c'est possible. Mais il n'est pas question de ne pas donner l'heure juste. L'heure juste sur les finances publiques, c'est une nécessité pour l'électorat, surtout quand on veut arbitrer qui on va mettre aux commandes de l'État. Peu importe les outils, il me semble qu'il faut être objectif et honnête avec l'opinion publique pour s'assurer qu'ils ont les éléments pour prendre une décision », a-t-il expliqué.

De son côté, le ministre des Finances, Nicolas Marceau, a confirmé qu'il prépare son budget, mais il n'a donné aucune précision sur la date de son dépôt. Avant les élections ? « Il va y avoir un budget. Quant à la date des élections, ça relève de la première ministre, ça ne relève pas de moi », s'est-il contenté de répondre. Le président du Conseil du trésor, Stéphane Bédard, a glissé que «le gouvernement est en préparation d'un budget où les Québécois sont en attente ».

Mme Marois avait promis un budget à la fin du mois d'avril, mais en fait, le processus de préparation budgétaire est déjà engagé au ministère des Finances, a révélé La Presse mercredi. Les fonctionnaires sont déjà assermentés, et les agents de sécurité sont postés à la porte du Ministère. Ce sont autant d'indices que le budget pourrait être déposé beaucoup plus tôt, si la première ministre le désire.

De son côté, le président du Parti québécois, Raymond Archambault, a assuré que le parti est « prêt » pour des élections. Il y a des scénarios, mais la date n'est pas arrêtée, a-t-il dit. Des députés ont souligné que la durée de vie moyenne d'un gouvernement minoritaire est de 18 mois. Le gouvernement Marois aura un an et demi en mars, ce qui justifie selon eux des préparatifs électoraux.

Stéphane Bédard croit que la pression sera forte pour Philippe Couillard mardi alors qu'il mettra les pieds au Salon bleu pour la première fois à titre de chef du Parti libéral. « Ce qui va arriver la semaine prochaine, c'est vraiment quitte ou double. Il devra montrer qu'il est capable d'être différent, d'amener quelque chose parce que jusqu'à maintenant c'est très décevant les positions qu'il a. Il a girouetté beaucoup », a-t-il lancé.




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