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Régie du bâtiment: le directeur des enquêtes écarté

En décembre 2011, le gouvernement libéral augmentait les... (PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE)

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En décembre 2011, le gouvernement libéral augmentait les pouvoirs de la Régie du bâtiment, en y créant notamment un nouveau poste de vice-président aux enquêtes.

PHOTO IVANOH DEMERS, ARCHIVES LA PRESSE

(QUÉBEC) À quelques jours de Noël, la Régie du bâtiment (RBQ) a mis de côté son vice-président et directeur du service d'enquête, et elle ne précise pas pourquoi. «Il existe une divergence entre [Richard] St-Denis et la haute direction quant à la façon d'améliorer les enquêtes. Pendant cette période de réflexion, il est en congé», a simplement indiqué Marie-Claude Dufour, porte-parole de la RBQ.

C'est vers le 20 décembre que M. St-Denis a été discrètement mis en congé avec solde. Il reste encore trois années à son mandat. La RBQ n'a pas voulu détailler la nature de ces divergences ni dévoiler la durée du congé.

«C'est de la régie interne», justifie sa porte-parole.

M. St-Denis n'a pas voulu commenter.

Le cabinet de la ministre du Travail, Agnès Maltais, n'a pas souhaité non plus commenter cette «décision administrative» de la RBQ.

M. St-Denis avait pourtant reçu l'été dernier un «A» dans son évaluation interne.

«Ça ne sent pas bon, cette histoire. Si on veut combattre le crime, on ne se [défait] pas des meilleurs éléments», s'inquiète le député libéral Guy Ouellette.

M. St-Denis possède une riche expérience dans le métier. Il a déjà dirigé la division de lutte contre le crime organisé à la Sûreté du Québec. Il y a aussi été directeur général adjoint pour la surveillance du territoire, les enquêtes criminelles et le Centre international de la prévention de la criminalité.

En décembre 2011, le gouvernement libéral augmentait les pouvoirs de la RBQ. On y créait un nouveau poste de vice-président aux enquêtes. La Régie obtenait le pouvoir de refuser un permis à une entreprise coupable de fraude fiscale ou d'infraction criminelle grave. La loi libérale, adoptée à l'unanimité, a toutefois rapidement été contournée par des entreprises qui ont utilisé des filiales. Les libéraux avaient promis de la renforcer, mais ils ont perdu le pouvoir.

Plus de pouvoirs à l'AMF

À l'automne 2012, le gouvernement péquiste a adopté la Loi 1 sur l'intégrité dans les contrats publics, qui a transféré ces pouvoirs à l'Autorité des marchés financiers (AMF). C'est elle qui doit désormais accréditer les entreprises qui ont montré patte blanche.

À la même période, la ministre Maltais limogeait le PDG de la RBQ, Michel Beaudoin, un ancien attaché politique libéral. Elle le remplaçait par Stéphane Labrie, candidat du Parti québécois aux dernières élections. Au cabinet de Mme Maltais, on précise que le «A» décerné à Richard St-Denis l'été dernier était basé sur les attentes du précédent patron.

Au profit des «malfaiteurs»

Guy Ouellette croit que le gouvernement péquiste essaie de «tasser la RBQ» de la lutte contre les malfaiteurs.

«Mais de son propre aveu, l'AMF est tellement débordée qu'elle n'a pas réussi à faire les vérifications annuelles requises auprès de la FTQ. Ils l'ont avoué cet automne lors de la commission parlementaire», rappelle-t-il.

«Il faut que toutes les forces travaillent ensemble, ajoute le député libéral. Les seuls qui profiteront de l'absence de M. St-Denis, ce sont les malfaiteurs. On n'a pas toutes les informations en ce moment, mais c'est une annonce pour le moins étrange.»

M. Ouellette rappelle que cette histoire s'ajoute à d'autres nouvelles récentes. Il mentionne notamment une récente lettre de Me Jean-Claude Hébert, qui avançait que «bon gré, mal gré, la SQ barbote dans la politique».




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