Pauline Marois reste muette sur la candidature de Michaëlle Jean à l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF).

Publié le 14 déc. 2013
Paul Journet LA PRESSE

L'ancienne représentante de la monarchie britannique au Canada souhaite maintenant être élue à la tête de la Francophonie. Cet automne, Mme Jean a confié au magazine sénégalais Réussir qu'elle était «très disponible». Elle est actuellement envoyée spéciale de l'UNESCO en Haïti.

«Je ne ferai aucun commentaire sur cela», a tranché Mme Marois samedi soir à Monaco.

La première ministre du Québec a rencontré vendredi à Paris l'actuel secrétaire général de l'OIF, Abdou Diouf. M. Diouf, ancien président du Sénégal, a été élu pour la première fois à l'OIF en 2002. Il est âgé de 78 ans. Son mandat prend fin l'année prochaine.

Le secrétaire général est choisi à huis clos par les membres de la Francophonie, qui incluent notamment le Québec, le Canada, la France et plusieurs pays africains. L'habitude veut qu'il soit un ancien chef d'État ou de gouvernement. À titre d'ancienne représentante de la reine, Mme Jean répond à cette condition.

Mme Marois verrait-elle d'un bon oeil cette candidature. Souhaiterait-elle voir une personne du Québec succéder à M. Diouf? «Je n'en suis pas là à ce point-ci, et je n'ai pas de point de vue à émettre», a-t-elle répondu. Elle n'a même pas voulu dire si elle avait une opinion sur le sujet.

Pourquoi ne pas vouloir commenter le dossier? «Parce que ce sont des discussion qui ont lieu à l'interne, entre les différents États membres. On n'en fait pas état sur la place publique», a-t-elle répondu.