Le député démissionnaire Emmanuel Dubourg - qui tentera de se faire élire aux côtés de Justin Trudeau - devrait renoncer à son indemnité de départ de plus de 100 000$, a fait valoir hier le Parti québécois.

Mis à jour le 10 août 2013
Philippe Teisceira-Lessard LA PRESSE

M. Dubourg a annoncé hier qu'il quittait la politique provinciale et le Parti libéral du Québec pour tenter de succéder à Denis Coderre dans la circonscription de Bourassa. Lors de son annonce, il a indiqué qu'il ne renonçait «pas du tout» au montant que lui versera l'Assemblée nationale en guise de parachute pour assurer la transition vers ses prochaines responsabilités. M. Dubourg aura droit à un an de salaire. Il est député depuis presque sept ans.

«Comme il démissionne après avoir été élu il y a moins d'un an et qu'il veut se présenter au fédéral, on lui demande de renoncer à sa prime de départ», a affirmé Bryan Gélinas, du cabinet du ministre Bernard Drainville.

Le gouvernement accuse d'ailleurs l'opposition libérale de bloquer l'adoption de son projet de loi 33, qui abolirait les indemnités de départ pour les députés qui démissionnent en cours de mandat (sauf exception). Le ministre Drainville aurait voulu voir son texte être adopté le printemps dernier.

Hier, Emmanuel Dubourg a fait valoir qu'il démissionnait de son poste de député justement pour des raisons éthiques. «Je veux me consacrer pleinement à gagner cette investiture», a-t-il expliqué, ajoutant qu'il ne voulait pas toucher de salaire de l'Assemblée nationale pendant ce temps.

S'il est choisi pour être le candidat libéral fédéral dans Bourassa, M. Dubourg devra affronter un autre candidat d'origine haïtienne. Georges Laraque, du Parti vert, a déjà annoncé qu'il serait de la course. Les porte-étendards du Nouveau Parti démocratique, du Parti conservateur et du Bloc québécois n'ont pas encore été choisis.